14 juin 08
Irlande - Proposition de voyage
Pour mettre un terme à la thématique "Irlande" et rendre ce blog pratique pour des futurs voyageurs au pays du trèfle, voila ma proposition de visites et découvertes pour un voyage de 10 jours. Cette durée d'1.5 semaine me semble une bonne moyenne. Bien sur, je suis loin d'avoir tout vu en Irlande, mais je tiens compte de régions soi disant très intéressantes mais que je n'ai pas eu le temps de visiter. Je complète bien sur chaque journée par une série de photos. Tout d'abord, quelles sont les meilleures périodes pour visiter l'Irlande ? Tous les guides l'expriment bien, en général, la meilleure période pour ce pays est la période la plus ensoleillée, à savoir avril, mai, juin. En 2007, l'ensemble du mois d'avril a été très ensoleillé. Et clairement, juillet et aout n'étaient pas très beau, et particulièrement pluvieux, comme dans toute l'Europe du Nord. Ainsi, en prenant le cas d'un voyage normallement rythmé, avec une composante festive, culturelle, historique et naturelle, pour alterner nature et villes, voila l'itinéraire que je proposerais.
Journées 1, 2, (3): Visite de Dublin, capitale de l'Eire.
La visite de la ville de Dublin est selon moi intéressante à plus d'un titre: tout d'abord, il s'agit d'une ville dont l'Histoire est assez représentative de l'histoire du pays, comme beaucoup de capitales. Ainsi, certains lieux sont très intéressants à visiter, pour mieux réaliser la difficile histoire irlandaise (Prison de Kilmanhaim, Dublinia). Ensuite, elle possède probablement les meilleurs musées d'Irlande, avec notamment le très intéressant musée archéologique. Enfin, Dublin est une capitale très jeune, très dynamique, qui a pleinement profité du boom économique (Tigre Celtique) et attirant comme un aimant l'ensemble des 20-30 ans européens, ainsi que beaucoup de coréens et asiatiques. L'ambiance dans les pubs est donc garantie et vaut la peine.
Jour 1: Centre-ville de Dublin: De O'Connell Street à Grafton Street ; le parc Georgien de St Stephen's Green; Trinity College. En soirée, tournée de pubs (pub crawl) du quartier de Temple Bar, en goutant une (des?) Guiness, Kilkenny ou Bulmers...
Jour 2: Dublin historique et religieux: Matin: visite de Dublinia et de Christ Church. L'après-midi: visite de Kilmanhaim goal, et eventuellement de St Patrick's church. Conseil: soyez sur de comprendre l'anglais pour la visite de la prison... Alternative possible: Dublin Castle, avec quelques belles salles, mais rien d'autre... Puis en soirée, le très beau Café en Seine.
Jour 3 (facultatif): Au choix Alternative 1: pour les amateurs de botanique, le jardin botanique de Dublin possède, selon l'avis même de connaissances botanistes, des plantes rares. Il est vrai qu'il est particulièrement intéressant. Alternative 2: pour les amateurs de brasseries, la Guiness factory et la distillerie Jameson...je ne les ai pas visité. Alternative 3: location de vélos et ballades du Phoenix park, avec son troupeau de daims qui réjouira les petits...Cependant, ce parc n'est pas spécialement très intéressant. Le Soir, pourquoi pas une course de lévriers ou les répétitions du spectacle de danse irlandaise Riverdance (Arlington hotel, le long de la Liffey)?
Jour 4: les Wicklow mountains: si vous avez une voiture, une matinée suffira pour visiter les Powerscout Gardens, et passez le reste de la journée à vous balader dans la vallée de Glendalough. Sans voiture, choisissez l'une des deux destinations, depuis Dublin, avec retour dans la capitale le soir. Si vous ne pouvez faire les deux, préférez Glendalough.
Jour 5: Kilkenny: Après avoir dormi à Dublin, partez en direction de Kilkenny, une charmante ville médiévale irlandaise. Il faut au moins 2 heures de route depuis Dublin. La visite de la ville se fait en une journée, le temps de bien profiter du château et de la très belle cathédrale Saint Canice, et le soir, l'un des nombreux pubs de la ville vous ouvrira probablement ses portes. En tout cas, Kilkenny est vraiment une petite ville qui vaut le détour.
Jour 6: Arrivée et visite de Galway: Après avoir dormi dans la région de Kilkenny, prenez la route direction Galway et la cote ouest de l'Irlande. Pourquoi pas visiter le probablement grandiose Rock of Cashel au passage ? La visite de Galway ne prend pas plus d'une demi-journée. Baladez vous dans ses rues animées et profitez de ses soirées très dynamiques et festives. Si vous aimez les auberges de jeunesse cosmopolites, bon enfant et festives, foncez au Salmon Weir Hostel ! J'ai passé perso de très bons moments la bas, et j'y ai même vu des français manger une tartiflette!
Jour 7: le Connemara : Les tourbières et paysages romantiques du Connemara valent le détour. N'hésitez pas à prendre une excursion depuis Galway, elles sont en général de bonnes qualités. Petite astuce: beaucoup d'excursions proposent comme point principal la visite de Kylemore Abbey. Personnellement, je trouve que ca ne vaut pas le coup. Une fois sur le parking, traversez plutôt la route pour faire une petite marche dans les tourbières, au milieu des moutons...C'est vraiment excellent !
Fin du séjour: Deux possibilités.
Jour 8 et Jour 9: Découverte d'Inishmore, îles d'Aran: Les deux jours de vélos passés sur Inishmore resteront parmi les plus beaux moments de mon séjour. Cette île n'est pas si belle que cela, mais c'est pourtant la bas que je me suis senti le plus profondément en Irlande: faire du vélo sous la pluie, regardez des oiseaux jamais vus auparavant, écouter les irlandais parler leur langue, le gaélique...Ici le temps semble arrêté. Comptez une nuit sur l'île, pour avoir le temps de la visiter entièrement.
Jour 8 et Jour 9: Départ pour Killarney (jour8) et visite du Ring of Kerry (jour9)
Le Ring of Kerry est le paysage que j'ai trouvé le plus grandiose. Le Killarney National Park est vraiment splendide. Je conseille de le visiter, même si par cet itinéraire, que j'ai moi même fait (en m'arrêtant deux jours à Dingle entre temps) nécessitera au moins une demi journée de trajet en bus. C'est à voir, peut être faut il mieux privilégier la région de Galway, visiter par exemple le Burren, et éviter ainsi ce long trajet.
Jour 10: Retour à Dublin, avec des images plein la tête...et retour au monde réel ! La aussi, le trajet Killarney Dublin vous prendra environ 6 heures, de mémoire...
Proposer ce petit séjour m'a fait revivre avec une certaine émotion mes ballades et découvertes. Bien sur, il y a de nombreuses autres possibilités, et 10 jours passent très vite...Je n'ai pas parlé du Burren par exemple, ni de certaines stations autour de Dublin. Quoiqu'il en soit, je ne pense vraiment pas qu'il faille rester plus de trois jours à Dublin. Enfin, si vous êtes très nature, ne restez que deux jours à Dublin, et compensez l'arrivée à Galway et la visite du Connemara en une journée. De toute façon, l'Irlande possède de nombreuses régions splendides. Ainsi, je tiens absolument à voir certaines régions: le Rock of Cashel, la péninsule de Dingle (je n'ai visité que le port en lui-même...le stop n'ayant pas marché le lendemain), Sligo, le Donegal, Derry en Irlande du Nord, et dans une moindre mesure, Cork et ses péninsules avoisinantes... Bref, je sais que je retournerai en Irlande. Peut être prochainement, peut être dans quelques années.
Cette thématique, "Séjour irlandais 2007-2008", est donc close avec cette proposition de voyage. J'espère cher lecteur que tu pourras t'aider de ce blog pour faire ton itinéraire. Chère Irlande, à bientot, tu es dans mon coeur...
29 mars 08
Irlande - Dublin, il y a 23 ans
Parfois, il est utile de conserver de bons magazines. C'est ainsi qu'en ce week-end de Pâques, je suis allé jeté un oeuil à la collection de Géo de mes grands parents, dans l'Ain, département que je présenterai petit-à-petit sur ce blog. Et c'est ainsi que j'ai trouvé un Géo consacré à l'Irlande, datant de juin 1985. Certains articles, notamment celui sur les îles d'Aran, sont superbes. Voila un article sur le Dublin des années 80, avant le boom économique donc, et de ses écrivains, écrit par Alain Hervé, grand journaliste français. Je le ponctue de nouvelles photos de la ville.
Flânerie - Drôles de drames à Dublin
D'abord, vous entendrez dans le lointain une chanson: "Dans Dublin la belle ville, où les filles sont si jolies, j'ai rencontré Molly Malone. Elle vendait des poissons comme père et mère. Elle est morte d'une fièvre que nul n'a pu guérir et maintenant son fantôme pousse sa charrette..." Même si vous rencontrez ni Molly ni san fantôme à Dublin, la mélancolie sera toujours au rendez-vous avec la pluie. Ville aux murs noirs, usés par l'histoire, se reflétant dans les eaux noirs de jus de tourbe de la rivière Liffey. Six heures du soir dans Dame Street: des hommes et des femmes se sont abrités sous la marquise d'un ancien théâtre. Portrait de groupe avec manteaux humides, Heinrich Boll nous avait prévenus dans son "journal d'Irlande": "En Irlande, il pleut sur la pauvreté". Dix heures le lendemain matin: les bâtiments de Trinity College brillent au soleil neuf d'un ciel lavé à grande eau. Des centaines d'Américains en chapeau rose et en casquette verte attendent en une interminable file d'avoir accès à la bibliothèque. Venus du fin fond du Minnesota, ces O'Connell et ces O'Flaherty, ces Reagan et ces Kennedy, dont les pères sont partis, il y a longtemps, chercher et trouver fortune de l'autre côté de l'Atlantique, vont bientôt avoir accès, quelques secondes, aux fragiles souvenirs de leurs ancêtres. Les voilà. Le livre de Kells...le livre de Durrow.
(Danse irlandaise sur le spectable international "riverdance")
Il n'aurait que 103 ans: James Joyce est né en 1882 à Dublin. Ecrivain, Irlandais, Dublinois: triple pléonasme, sur cette île ou la littérature est plus réelle que la vie. Dans un pays arraché par ses écrivains à la stupeur qui suivit la sanglante colonisation anglaise, Joyce dit un jour: "si Dublin était détruite, on pourrait la reconstruire en lisant mon oeuvre, qu'il s'agisse de "gens de Dublin" ou d'"Ulysse". Ne vous laissez jamais raconter que ce sont des livres difficiles. La preuve, on peut visiter Dublin avec l'un ou l'autre à la main.
Swift, lui, était anglais, mais vivait en Irlande, dont il embrassa la cause. Pour le rencontrer, allez à Saint Patrick, la cathédrale sans charme de Dublin, dont il fut le doyen, et où il fut enterré en 1745. Son épitaphe est toujours d'actualité: "Swift a fait voile vers son repos. Là, la sauvage indignation ne peut plus lacérer son coeur. Imitez-le si vous osez, voyageur désabusé. Il s'est battu pour la liberté." Bonne occasion pour relire "les voyages de Gulliver" ou la recette pour cuire les enfants d'Irlande et les empêcher d'être une charge pour leur pays. N'oubliez pas en sortant de la cathédrale de suivre le trottoir sur la gauche, jusqu'à la bibliothèque Marsh, la plus vieille bibliothèque publique d'Europe. La publicité touristique n'a pas tort: l'Irlande est un pays vert et charmant qui se visite avec un imperméable, mais, pour l'apprécier, il faut s'en remettre à l'humour féroce des irlandais. N'essayez pas de séparer l'Irlande des Irlandais. Il ne resterait rien. En vol vers Dublin, vous découvrirez dans la revue de la compagnie nationale ce slogan: "Les Irlandais sont à l'Irlande ce que le champagne est à la France"".
Le temps passe, et Dublin a bien changé en 20 ans...
15 mars 08
Irlande - Merci/Thanks/Gracias/Grazie
15 avril 07 - 11 mars 08. Durant ces dix mois passés en territoire irlandais (Je ne compte pas le mois de novembre), tous les jours ont été agréables. Que retenir de ce séjour? Le peuple irlandais est fidèle à sa réputation: chaleureux, accueillant et jovial. Un peuple irlandais très "friendly".Je sais que ce sont des généralités que tout le monde connait, mais tout de meme, je tiens à le dire car je l'ai vraiment vécu (meme si bien sur il reste toujours des exceptions et qu'il n'est jamais bon de faire des généralités). Ce peuple a enormement souffert, et maintenant c'est pour lui l'heure de la revanche. Pour la premiere fois, l'Irlande est un pays riche et donc d'immigration. Quel fierte pour les irlandais ! Esperons que cela continuera. Pour le moment, en tout cas, c'est un pays qui va plutot bien, en tout cas bien mieux, qui a rattrapé son retard de développement. Cependant, il ne faut pas oublier que la précarité est un peu plus importante qu'en France et que tout le monde n'a pas bénéficié du Tigre Celtique. La flexibilité, que ce soit au niveau du travail ou du logement par exemple, est plus importante qu'en France, c'est une certitude. Certains y voient des cotés négatifs, mais globalement, je trouve que c'est plutot positif.
Ensuite, les paysages sauvages de l'Irlande sont magnifiques. La cote Est est faite de paturages et de bocages. La cote ouest possède des régions variées, toutes différentes, mais toutes charmantes. Je retiendrai notamment le Kerry, au paysages de cartes postales. D'autres régions sont toutes aussi belles, bien sur. Le Burren, pour ses reliefs lunaire, les tourbieres du Connemara, ou la rudesse des Iles d'Aran sont egalement marquants. Sur la cote est, les Wicklow mountains offrent de tres bonnes possibilites de randonnée. La vallee de Glendalough est un petit bijou de romantisme. Enfin Dublin est une ville agreable pour y vivre, mais si vous n etes en Irlande que pour un court laps de temps, n'y passez pas trop de temps. Je vous conseille tout de meme de faire le Trinity college, pour l´Histoire, le livre de Kells et la long room. La prison de Kilmanhaim etait aussi interessante, mais attention à bien comprendre l'anglais, sinon c'est inutile. Au niveau des cathédrales, celle qui m'a le plus plu est St Canice de Kilkenny, petite ville medievale tres agreable et que vous conseillerai aussi. Bref, l'Irlande est un pays offrant des paysages variés et encore préservés. Enfin, n'allez pas en Irlande dans passer une soiree à faire un pub crawl, comprenez tournée des pub. Ambiance et atmosphère garantie, Guiness bien meilleure que sur le continent!
Dimanche 09/03, je me promenais à St Annes Park et prenais les photos des jonquilles, symboles du printemps:
Un an plus tot, je photographiais ces même jonquilles, dans le même parc. Tout un symbole. La boucle irlandaise est bouclée. Après mon enfance heureuse en France, mes études en Suisse, que cette année à l'étranger fut enrichissante ! C'est vraiment quelquechose que je vous conseille tous de faire. Il faut profiter de l'UE...On a la chance sur ce continent d'avoir des cultures et langues variées. Vivre dans un pays étranger est une chance que l'on a, nous, peuple européen, et se déroule souvent bien à condition d'aller vers autrui. Les trois derniers mois, depuis décembre, ont été particulièrement riches en rencontres. Je tiens vraiment à remercier ma famille et mes amis de France qui m'ont suivi tout au long de cette année. Et bien sur, je tiens à faire une spéciale dédicace à tous mes copains d'irlande dans la suite de ce message.
Thanks to:
My 25 flatmates...for all these good moments...with whom I shared all my life during six months. It was great !
My friends met from Valentia Parade... My last party was one of my best party !
My classmates in Alpha College...so good to have fun with you during those eight weeks...you' re the first guys I met!
My classmates in The English Academy...Hope to see you, in Spain or Italy !
My irish host family for their hospitality...
David's host family and friends for their friendship and their vodka shots...I discovered my new limits...
My shipmates and "one night" friends met around a pint, in Dublin, Galway, Dingle, Kilronan or Killarney...
My workmates at DCU and during my Nixer !
To my Irish friends: It was great to meet you and share some good experience in your presence. I know I'll go back to Ireland, because Ireland is in my heart now...Take it easy !
To my Italian friends: Che piacere aver scoperto un pó della vostra cultura ! Adesso conoces píu que gli spaghetti, il permigiano, e Carla Bruni ! Spero di rivedervi presto net vostro paese il prima possibile; E vive Italia !
To my Spanish friends: Sé que iré vivir un día en España en los años próximos. Me gusta muchomente España, y esto en parte gracias a vosotros. Gracias y Hasta luego, amigos.
To my French friends: On se reverra du coté de l'Alsace, du Sud-Ouest, de Paris ou de la Martinique ! Que de bonnes rencontres avec vous aussi. Merci à tous pour tous ces bons moments !
Rencontrer des personnes de nombreux pays (Irlande,Espagne, Italie, Belgique, Allemagne, Tchequie, Argentine, Bresil, Coree du Sud, Japon, Polgne, Australie, Canada) en si peu de temps ne peut etre qu'une experience tres positive. Ce séjour et ces rencontres m'ont vraiment épanouis. J'espère que ce carnet de voyage vous aura appris un peu de l'Irlande, et bien sur, ce blog continue, avec à venir de nouvelles photos de l'Eire dans les albums, des photos de France, Suisse, et ailleurs...La photo est devenue grace à ce séjour un vrai plaisir, et ca va continuer !
ALL THE BEST !
12 mars 08
Irlande - Les parcs de Dublin: Les National Botanic Gardens
Me voila en France. Qui dit retour dans l'hexagone dit retour sur mon PC de bureau et retrouvailles avec mes "anciennes" photos de l'Irlande. Je profite de cette soirée pour vous présenter le jardin botanique de Dublin, que j'avais visité mi-juillet dernier et que je n'avais pas eu le temps de publier. Je m'y suis baladé avec une bonne copine d'Alpha, l'école d'anglais du printemps 07, Fanny. Je n'ai qu'un critère de comparaison, le jardin botanique de Montpellier. Il est clair que celui de Dublin est beaucoup plus grand, peut-être le plus grand d'Irlande ?
En tout cas, il possède environ 20 000 plantes vivantes, des jardins extérieures, des serres intérieures de belle architecture victorienne, et une très belle collection d'Orchidée, dont j'ai quelques souvenirs en tête. La ballade était vraiment agréable: soleil, ce qui était loin d'être habituel l'été dernier, température optimale pour n'avoir ni trop chaud ni trop froid.
Certaines essences étaient splendides, d' autres très rares, et donc surprotégées. On pouvait y voir de très nombreux écureuils, jeunes pies sortant du nid, et au milieu coulait une rivière. Alors bien sur, je ne recommanderai pas au touriste de passage de visiter ce jardin, car ce n'est pas vraiment typique, à part peut-être les serres, mais par contre, je conseille à toute personne séjournant quelques mois dans la capitale d'y aller faire un tour.
Les serres tropicales étaient également agréables, avec bien evidemment un fort taux d'humidité. Profitez bien !
03 mars 08
Irlande - Cuisine et Take Away irlandais
En cette période calme en visites en tous genres, je vais vous présenter pour commencer une des spécialités culinaires les plus appréciées en Irlande: l'irish stew. Effectivement, il y a quelques semaines, tombant sur un take away en proposant, je décidai de gouter cela pour une deuxième fois, après une première fois dont je ne me souviens guère, en famille d'accueil en mai 2007. Le take away proposait donc un irish stew remplissant un morceau de pain frais, et de qualité.
Qu'est ce l'Irish stew ? Il s'agit simplement d'un ragout de mouton ou agneau, mélangé à des pommes de terre, oignons and persil. Voila la photo de l'irish stew avalé ce midi, et pour la recette, cliquer ici.
Honnêtement, j'ai été un peu déçu par mon repas. C'est bon, OK, mais c'est loin d'être exquis. D'ailleurs, vous le savez surement, la nourriture irlandaise, est tout comme la nourriture anglaise, loin d'être renommée. A ce qu'il parait, elle est tout de même en nette amélioration, et, autre chose à signaler, le développement économique a engendré l'arrivée massive de personnes de divers continents, et donc de restaurateurs et d'épiciers de nombreux pays. Les restaurants italiens, espagnols, français (dans une moindre mesure, il me semble), indiens, thaï etc ont donc fleuris à Dublin depuis quinze ans. C'est bien sur au plaisir de tout le monde ! Ainsi, dans mon quartier, Phibsboro, j'ai plus ou moins le choix, en terme de take away, à quelques fish and chips: Il s'agit, je le rappelle si besoin est, d'une association de poisson frais frit dans de la pâte ou des miettes avec des pommes de terre frites. Plat qui trouve son origine clairement à la Grande-Bretagne mais qui s'est répandu dans la grande majorité des pays anglophones (principal take-away en Australie et en Nouvelle-Zélande), il est habituellement très consistant, même s'il faut noter qu' il est à ma connaissance moins calorifique que les traditionnels fast food américains: terribles sauces "McDo" non présentes et poisson, bien sur. A consommer avec modération, mais je dois reconnaitre que le poisson frit est délicieux. Le principal choix des consommateurs est le Cod, comprenez morue, même si on peut trouver régulièrement une dizaine de choix de poissons dans ces Take away, tels que de la raie, de mémoire. Quand aux Chips, il s'agit de frites beaucoup plus épaisses que les Frites du Mc Do, généralement meilleures compte tenu de leur cuisson interne et de l'ajout fréquent de vinaigre. Bref, le tout est souvent volumineux, et j'ai rarement fini ma portion en une fois.
Dans le quartier, j'ai récemment découvert un délicieux take away chinois et thaï. Pour un prix raisonnable, il offre de délicieux mets, bien plus "healthy" et aux saveurs autrement plus raffinées. Quoi qu'il en soit, le prix d'un repas dans ces take-away et fast food est généralement d'environ 7-8 euros, à Dublin. Les fast-food justement, parlons en ! Comme partout, le Mc Do est roi, mais son principalement concurrent aux states, le Burger King, est présent également sur O'Connell Street, les champs-Elysées dublinois. Le principal fast-food irlandais est le Supermacs, mais je n'ai jamais testé. De toute façon, il est clair que, comme mon actuelle professeur d'anglais nous le disait la semaine dernière, les jeunes irlandais ne connaissent quasiment, parfois même en famille, que la mal bouffe de type Hamburguers. De nombreux take away n'appartenant pas à une compagnie proposent ce type de restauration partout dans la ville...Le genre de bouffe à suivre, ou aucun légumes n'est proposé, ou l'odeur d'huile est présente dans tout le magasin et ou il faut éviter d'aller trop souvent. Tout comme le problème de l'alcoolisme, le problème de l'obésité me semble plus préoccupant encore qu'en France ou en Suisse...j'ai même récemment lu que l'Irlande a l'un des plus haut taux au monde d'obèses, et on peut le remarquer dans les rues.
Pourtant, toutes les familles irlandaises ne cuisinent pas forcément gras non plus. Si je prends l'exemple de la famille dans laquelle j'ai vécu durant 8 semaines en 2007, il est clair que la pomme de terre était très présente dans le repas, quasiment quotidiennement et sous toutes ses formes. Toutefois, la cuisine au beurre semble importante, même si les légumes sont très souvent cuits à l'eau. Quoi d'autres ? les irlandais apprécient le Garlic bread, les poivrons, mais il est intéressant de noter que, chose étonnante, les fruits de la mer et autres poissons sont peu consommées en Irlande. Les irlandais n'aiment pas vraiment cela, même si on peut noter la culture d'huitres dans la baie de Galway. Les fromages sont également très peu représentés en Irlande, pays ou pourtant les bovins et ovins sont présents en quantités non négligeables. Il existe quelques fromages du cru, que je n'ai pas encore gouté. Effectivement, il faut aller dans des magasins spécialisés pour les trouver. Dans les centres commerciaux, le principal fromage, ou plutôt tentative de fromage, est le fameux Cheddar, qui est en fait un fromage anglais, utilisé notamment comme fromage à râper. Voila une photo pour vous montrer à quoi il ressemble:
On est loin d'un Gruyère, non ? La palette de fromages irlandais est clairement assez limitée, ce qui pourrait paraitre étonnant compte tenu de la production bovine et ovine de quantité et de qualité intéressante (les pâturages irlandais sont considérés comme les meilleurs d'Europe). Mais c'est un fait, les produits fromagers sont comptables sur les doigts de la main, et j'ai noté que plusieurs personnes n'appréciaient que moyennement le lait irlandais, moi le premier. Le fromage Philadelphia, marque internationale mais pourtant introuvable en France, est le principal fromage à tartiner.
Au niveau du pain, le plateau de choix est également limité. Des petites baguettes de Cuisine de France et surtout beaucoup de pain de mie ! Je ne suis pas trop regardant au niveau de ce que je mange, mais vraiment, la aussi, le choix est très limité. On rencontre aussi quelques plats d'origines française, comme ces choucroutes. Appétissant??
Voila pour finir un take-away aussi typique que de plus en plus rare: une vendeuse de fruit ambulante. J'attends de mes compères passionnés de l'Irlande (Maeve, Larys, Estelle, voir les liens) qu'elles me disent s'il s'agit dune Molly Malone? Il me semble que oui, mais je n'en retrouve pas la preuve dans mon guide ou sur la toile. La "vraie" Molly Malone, représentée par une statue sur Grafton Street (voir message du 16/09/07) est un symbole de la ville. En tout cas, grâce à l'indication d'une copine, je suis allé dans un quartier que je ne connaissais guère, et suis bien tombé sur une de ces vendeuses.
Plutôt original, non? Du bon raisin pour 2 euros le sachet ! Pour en revenir à Molly Malone, je tiens juste à donner ces deux liens. Le message de Maeve, ici, avec la chanson de Sinnead O'Connor, et l'article de Wikipédia, là. Voila, je vous laisse maintenant, car "it's time for a Guiness".
21 févr. 08
Irlande - Excursion à Dalkey
En ce dimanche 18 février 2008 et sous un soleil radieux, nous sommes allés, mon frère, mes colloc alsaciennes et quelques autres compères, dans un petit village portuaire de la région dublinoise: Dalkey. Je n'avais jamais entendu parler de ce village auparavant, pour la simple raison que aucun des différents guides du pays que j'ai épluché ne conseillait d' y aller. Le seul à en parler, en fait, était le Lonely planet, probablement le guide le plus complet. Nous prîmes donc le Dart et après une petite demi-heure, arrivâmes dans ce petit village. La journée fut vraiment belle: température agréable malgré un petit vent frais, ballade très relaxante, grand soleil (ce qui est plus courant que je l'imaginais durant cette période hivernale), et villas et paysages très charmant. Un vrai coup de cœur!
Dalkey a pris pour certains le surnom du Beverly Hills dublinois, compte tenu du nombre de villas de personnes riches et célèbres. Tout de même selon moi moins cossu que Killiney ( voir article du 04/09/07), il s'agit d'un village aux grandes et belles villas. La première attraction que l'on découvre en ville est le "château".
Passé cette petite et simple attraction, nous descendons en direction de la mer, tout en prenant en photo d'agréables shops et autres maisons. Elles ne sont pas particulièrement différentes de ce que je connais, mais bon, la folie du numérique l'emporte toujours dans ce genre de cas !! AU passage, j'ai été le photographe d'une de mes colloc...le vol de mon Lumix il y a quelques semaines ne m'empêchera pas de continuer d'immortaliser mes belles découvertes !
Un peu plus bas, l'ambassade du royaume du Maroc, dans une sorte de petit château des temps moderne...
Le nom de la ville, Dalkey, provient de l'ile qui se situe à quelques centaines de mètres de la cote: Dalkey island. Nous arrivons au niveau de la mer et pouvons apercevoir cette petite ile agréable. Différents points de vue sont accessibles et c'est un vrai bonheur d'être ici, sous un soleil radieux et chaud, à la mi février ! Cette photo est une vue panoramique que mon frère a bricolé sur photoshop.
Quelques vieilles barques, une petite plage de sables, des pêcheurs, l'odeur de la mer, le soleil, que demander de mieux !
Les petits cottage irlandais ont comme d'habitude beaucoup de charme.
Arrivés près de la plage, nous remarquons que les activités en ce beau dimanche sont multiples: pêche, bateau, kayak, wakeboard ou même natation !!
Vous le comprenez, tout le monde profite au maximum d'une telle journée. Ce n'est pas si commun en Irlande, surtout en février! De mon coté, je n'ai pas pu m'empêcher, avec mon appareil d'un jour, de réaliser quelques macros et autres souvenirs...
Enfin, la dernière étape de notre petite journée ensoleillée nous réservera une bonne surprise. Dans le port de Dalkey se trouve quelques phoques veau-marin (d'après mon guide). il n'y en a pas beaucoup, mais c'est marrant de les observer. L'un d'entre eux s'approche et nous regarde pendant quelques minutes, à quelques mètres de nous.
Cette journée s'acheve donc par cette rencontre sympa et distrayante. C'est cool de voir ces animaux aussi pret d'une grande ville. Est ce un signe que les eaux n'y sont pas trop polluées ? Quoiqu'il en soit, Dalkey a vraiment été une agréable surprise. Bien sur, les paysages ne sont pas grandioses, mais ce village reste charmant et selon moi bien plus agréable à visiter que Bray par exemple, même si les deux sont complémentaires et différents (Bray possède une grande plage de Galets et une colline d'ou la vue panoramique est agréable, voir message du 7 mai 07).
14 févr. 08
Irlande - L'auberge irlandaise
Un petit bonjour depuis Dublin ou la vie suit son cours. Depuis juillet et grâce au système "Celtic Halls", le nombre de colocataires avec qui j' ai partagé quelques moments de vie s'élève à environ 18! Je partage actuellement l'appartement avec deux italiens et deux françaises d'Alsace. Voici Amélie, Armony, Gianmarco et Alfonso.
Ambiance "auberge espagnole" donc. Mais attention, nous ne sommes pas des irlandais! Un petit apéro, ça arrive à tout le monde. Mais pas d'abus! Mon frère, qui est en Irlande depuis quelques semaines, m'a raconté une anecdote très amusante. Il loge dans une famille d'accueil qui est saine en semaine mais se met des cuites tous les week end...Et l'autre jour, en rentrant de soirée à une heure du matin, il a trouvé la femme du foyer et sa sœur en train de rigoler devant la porte d'entrée, tout en cherchant la clé de la maison qui était simplement...sur la porte d'entrée ! Bref, c'est rarement dans la mauvaise humeur que les irlandais picolent. Il y a toujours un esprit chaleureux et bon enfant dans les pub, et c'est globalement nettement plus convivial qu'en France. Ici, personne ne nous démasque et il est en général très facile de commencer une conversation avec des irlandais, filles, garçons, et quelque soit l'age. Les irlandais ont aussi tendance à boire durant le repas, et leur alcool préféré est la bière.
Cependant, il faut dire les choses clairement. L'alcoolisme en Irlande est une problème national et clairement plus grave qu'en France. Je vois tous les jours qu'il y a plus de soucis avec l'alcool, que ce soit dans les épiceries vendant de l'alcool ou dans la rue tout simplement. On croise des personnes ne marchant pas droit tous les soirs à Dublin. J'ai même lu récemment qu'un irlandais avalait en moyenne 11.4 litres d'alcool pur par personne et par an, alors que la moyenne européenne est de 9.1 litres. L'Irlande serait ainsi en Union Européenne le 2ieme plus gros consommateur d'alcool, après le..Luxembourg. Alors par quoi peut être expliqué cette fâcheuse tendance ? Bien sur il y a des raisons culturelles. Le pub est choyé et est clairement l'unique lieu du socializing irlandais. Mais j'ai lu d'autres remarques intéressantes. D'une part, le niveau de vie ayant explosé avec le miracle irlandais, les irlandais peuvent dépenser encore plus d'argent dans les soirées alcoolisées, dans l'un des 10000 pub de l'ile. Enfin, une autre raison est tout simplement la moyenne d'age de la population. Faut-il rappeler que près de la moitié de la population a moins de 25 ans ? Du coup, il est "normal" que les irlandais boivent... Cet article intéressant, dont je recopie les chiffres, nous dévoile aussi que, très touchés par les démarches marketing des grandes boites, 1 enfant sur 5 âgé de 12 à 14 ans est un buveur régulier. A 15 ans, la moitié des irlandais le sont et, dès 16 ans, un adolescent sur trois reconnait se souler au moins trois fois par mois...Bref, nous comprenons bien par ces chiffres qu'il y a un vrai souci de santé publique à ce niveau là. Petit passage informatif terminé, voila pour conclure une petite photo amusante de cette très bonne soirée.
30 janv. 08
Irlande - Les courses de lévriers
En ce mardi 29 janvier, nous sommes allés, mon frère David (qui est en Irlande depuis 15 jours) et moi-meme assister à une distraction appréciée d'une partie des irlandais: Les courses de lévriers. Je tiens à préciser que je ne suis pas du tout fan des courses hippiques de Cagnes-sur-mer ou n'importe quel autre hippodrome, mais étant la, à Dublin, pour découvrir à fond le peuple irlandais et sa culture, et ayant lu à plusieurs reprises la description du guide du Routard sur ses courses, je tenais absolument à voir ça. Et je n'ai pas été déçu. A Dublin, il y a deux stades consacrés aux courses de chien: Shelbourne Park and Harold's Cross. Nous sommes allés dans cette deuxième place, située dans le sud de la ville. Je vais maintenant vous compter le déroulement d'une course, qui, selon le Routard, a quelque chose de vraiment insolite.
Ainsi, nous entrons dans le stade. L'entrée est payante, 10 euros. Tout de suite, de nombreux irlandais sont la, observant les résultats des premières courses, réfléchissant à leur paris. Le stade est composé, au rez-de-chaussée, d'estrades extérieures. La, c'est cheveux (ou plutôt béret) au vent et cigarette à la bouche que les bons vieux Dublinois viennent parier auprès des bookmakers, criant d'une voix de Stentor un incompréhensible "Viens parier ici, tête de nœud" (Interprétation personnelle, car je n'ai rien compris). Le Routard les décrit bien, en parlant de leur concentration envers la foule en délire (j'exagère un peu). La, on se sent en Irlande, dans la bonne vieille Dublin, et on imagine ces courses avec des estrades pleines (c'était loin d'être le cas aujourd'hui), sous le vent et la pluie, et pour tenir le coup une bonne Guiness pour tout le monde.
Après avoir assisté à deux courses en bas, nous décidons de quitter les hommes-berret pour aller voir l'étage supérieur. Cette fois-ci, ca change. Famille avec plusieurs générations représentées, dégustant vin et bon repas, et suivant les courses sur petit-écran, encore plus passionément, et en tout cas mettant plus d'ambiance. Bref, un public clairement différent. Des dames d'un certain age nous conseillent meme sur les paris. Finallement, nous sommes la, alors parions et concentrons nous sur la course...
Ainsi, à chaque entrée, il nous est distribué un petit cahier avec les détails de chaque course. C'est la dessus que tentent de se référer une bonne partie des parieurs non chevronnés. Tout est décrit. L'animal et ses caractéristiques (nom, poids, age), les courses précédentes (dates, positions au départ, temps, classement) etc. Après avoir plus ou moins compris le truc, nous décidons de miser deux euros pour une course...Et c'est parti, et je peux vous dire que ca rend les courses nettement plus attrayantes! Les paris ouverts jusqu'à la derniere seconde, sont fait. Les hommes-berret au rez-de-chaussée laissent le match de foot pour se précipiter sur les estrades. A l'étage supérieure, une mamie avale sa patate en regardant abassourdie les chiens...Effectivement, chaque coureur et son chien sont tres brièvement présentés. Puis, apres une minute de degourdissement sur le stage, les chiens entrent dans leur boite. Attention, Dring la sirène retentit. Le faux-lapin mécanique est lancé. Il arrive à toute allure au niveau des cages. Elles s'ouvrent. Vlan c'est parti, le n°4 prend la tete et ils finissent tous par courir à environ 80 km/heure. La course dure 1 tour soit environ 500 metres. Ca va vite. Les personnes crient, d'autres tombent en malaise et certaines autres encore sont réanimés par les urgences (La aussi j'èxagere un peu !). Puis, 30 secondes plus tard, c'est la ligne d'arrivée. Quelques personnes ont gagné, beaucoup ont perdu: c'est la dure loi des jeux d'argent !
17 janv. 08
Irlande - Irish rebels: Michael Collins
h Cette seconde chronique sur les rebelles irlandais qui ont fait l 'Histoire du pays est consacrée à Michael Collins, dont voici un dessin trouvé sur le net.
Micheal Collins est né en tant que dernier fils d'un agriculteur de 75 ans, mari d'une jeune femme de 23 ans, du comté de Cork. Il naquit en 1890. Il fut éduqué sous le système scolaire national, qui apprenait à ses eléves de dire: " Thank God I'm a happy English child"! Alors qu'il grandissait, Michael fut imprégnée de l'Histoire de son pays. La vie qu'il vut autour de lui eut un profond effet sur l'enfant. Parlant d'un propriétaire terrien local (anglais bien sur) qui avait la réputation de brutaliser ses employés, Collins dit à son cousin : " Quand je serais un Homme, nous l'aurons et l'enverrons en dehors de l'Irlande." En 1916 eut lieu en Irlande le soulevement de Paques et la proclamation de la république d'Irlande par les insurgés. Collins faisait partie des volontaires, mais n'etant pas un leader de l'insurrection, il ne fut pas éxécuté, et fut envoyé en prison au pays de Galles, ou il fut libéré quelques mois plus tard. Il entra alors au Sinn Fein, parti politique d'Irlande, luttant pour l'indépendance. Durant l'élection générale de 1918, le Sinn Fein gagna un nombre important de sieges en promettant de continuer la lutte pour l'indépendance irlandaise. Une assemblée nationale pour remplacer le gouvernement britannique en Irlande fut concue par ce partie. Cependant, la resistance britannique ne cessait de se mettre en place, avec l'arrivée sur l'ile en 1920 de milices policieres, les Black and Tans, ayant pour but de detruire le nationalisme irlandais. le regne de violence qu'elles instituerent signalerent le debut de la guerre d'independance irlandaise (pour les irlandais) ou la guerre anglo-irlandaise (pour les anglais). Michael Collins eut un role decisif dans cette guerre, en tant que cerveau, mettant a terre l'organisation anglaise. Apres des mois de guerre, une délégation irlandaise fut envoyée a Londres dans le but d'obtenir un traité d'indépendance. Les Leaders étaient Michael Collins et Arthur Griffith (fondateur de Sinn Fein). Le premier ministre anglais de l'epoque, Lloyd George, ne voulait certainement pas accorder l'independance de l'ile, signe de faiblesse d'un empire britannique en proie a d'autres demandes d'independance (Inde par exemple).Les conservateurs de la délégation de négociation, tel que Churchill, étaient egalement anti-independance ou du moins pour une partition de l'Irlande en regroupant les unionistes protestants dans la partie nord-est de l'Ile d'Irlande. Effectivement, le vote unioniste au parlement était capital pour les conservateurs... Les anglais ne lacherent jamais et menacerent les irlandais d'une guerre terrible en cas de non-acceptation de la partition de l'ile...C'est dont un groupe irlandais a bout de souffle, mené par Michael Collins, qui signa le traité anglo-irlandais. Avec ce traité naissait l'Eire, un ensemble de 26 comtés libres, et l'Irlande du Nord, composée d'une légere majorité de protestants pro-UK et sous legislation britannique. Michael Collins n'avait pas put faire mieux. Ce traité ne fut pas accepté par une partie de la population et naquit alors une guerre civile entre pro- et anti-. C'est avec le coeur brisé que Collins devint le Commandant-en-chef des forces de l'Etat libre d'Irlande et se battit contre les memes irlandais avec qui il luttait quelques temps aupéravant. Finallement, il fut prit dans une embuscade et fut assassiné en 1922. Ses funérales furent une des plus grandes de l'Histoire d'Irlande. Collins reste comme un des personnages les plus importants de l'Etat libre d'Irlande, et meme probablement le plus important. Il est enterré à Dublin, et des que j'irais visiter le cimetière, je rajouterai à ce message une photo de sa tombe.
Je vous conseille à tous de regarder le film "Michael Collins", biographie tres bien faite et enrichissante.
01 janv. 08
Irlande - Happy New Year !
L'Irlande en cette période hivernale n'est pas autant désagréable que je l'imaginais. Effectivement, le temps y est plutot correct, peu de pluie et meme des journées tres ensoleillées, sans un nuage. Il ne fait pas tres froid, c'est largement supportable, climat océanique et Gulf Stream obligent. Donc l'aventure irlandaise continue: nouvelles rencontres de toute l'Europe, nouveau boulot, nouveau bouquins de perfectionnement de l'anglais. Je travaille la grammaire et maintenant le vocabulaire tous les jours sans exceptions, car je suis determiné a ce que ma maitrise de cette langue soit suffisante pour ne pas etre un critere de (de)selection de mon CV envers un employeur. Ainsi, mon objectif est de passer un examen de Cambridge en mars. Je suis au dessus du First mais pas encore au niveau de l'Advanced...mais ne peut pas prendre de cours à cause de mon boulot à horaires flexibles. Quoi qu'il en soit, mon travail de l'anglais paye et pendant deux mois, je vais pouvoir avoir de tres bonnes experiences. Effectivement, le temps de trouver un boulot dans l'ingenierie de l'environnement, j' ai trouvé un boulot a temps partiel dans un cyber-café qui fait aussi location de DVD, centres d'appel et tout ce qui est lie au bronzage...Alors bien sur, je me demande un peu ce que je fous la alors que je suis diplomé, mais bon pour un court laps de temps c'est un bon test pour differentes raisons: d'une part, ca me permet de rencontrer et de discuter avec de tres nombreux irlandais et personnes du monde entier, ce qui est un vrai plus pour enregistrer de nouvelles expressions ou tournures de phrases et me familiariser définitivement avec les accents. Ensuite, le fait que ce soit a temps partiel (25 heures) me permet d avoir le temps de postuler à d autre offres, et notamment de vivre en attendant de savoir si je vais pouvoir rebosser a l'Uni. Ensuite, j y tire des avantages, notamment au niveau de DVD. J'en emprunte et en regarde environ un tous les soirs, donc en plus de me permettre d'ameliorer ma culture cinématographique, je progresse aussi en anglais en m'abreuvant de films. Et puis la gestion des clients est aussi un bon entrainement pour la vie de tous les jours. Ici les gens defilent, parfois grognent. j'apprends à me faire les plus chiants :) le client est roi comme on dit, mais en tant que bon francais, je coupe la tete aux plus chiants !! Voila, je vois donc pas mal de cotes positifs dans ce job part-time et je pense bosser la dedans jusqu'a fin fevrier.
Je ne fais pas d'excursions actuellement...Mais j'ai quand meme quelques photos à vous montrer. Tout d'abord, mon ptit chez-moi, que je partage avec deux colocs actuellement (francais, ce qui n'est pas bon pour l'utilisation de l'anglais...), mais normallement quatre. Il s'agit d'un appart avec petite terasse interieure, cuisine, salon, une salle de bains et deux chambres (une double et une triple). Le tout est plutot pas mal.
Et bien sur, en cette colocation temporairement 100% francaise, l'un d'entre nous n'a pas pu s'empecher de decorer l'appart...
Le reveillon de la nouvelle année s'est deroulé plutot calmement, étant donné que je travaillais le 01 janvier. J'ai rejoins des copains italiens chez qui nous avons mangé. J'ai ainsi découvert une tradition italienne: le jour de l'an (appelé la-bas capodanno), nos voisins troquent les plats traditionnels contre un plat fait à base de lentilles et de saucisse. J'ai donc gouté pour la premiere fois ce plat, appelé cotte chino qui est censé apporter richesse et abondance.
Puis nous sommes allés dans une soirée privée tres cosmopolite: Francais, Espagnols, Italiens, Irlandais, Allemands, Polonais, Suisses, Croates et peut etre d'autres nationalités encore. Dans cette soirée se trouvaient d'ailleurs de nombreux couchsurfeurs. Ambiance sympa meme si la fatigue m'a vite pris.
Je ne rentre pas trop tard, le sommeil me prend et je dois travailler le 01/01 à midi. Je quitte la soirée aux alentours de 1h30 et m'en vais me ballader dans les rues du centre-ville. Celles-ci sont légerement animées, meme si pour une capitale europeenne ca reste calme, ou du moins peu different des week end. J'avais entendu dire que les irlandais ne fetaient pas particulierement le nouvel an... J'en profite pour prendre quelques photos des décorations religieuses (une creche sur O'Conell Street, les Champs-Elysées dublinois) ou de festivités (sapin de noel). Les décorations de type "joyeuses fetes" sont en gaélique. Cependant, mis à part Grafton Street, la principale rue commercante, je trouve que les décorations des fetes de fin d'année sont peu nombreuses, surtout pour une capitale du monde occidentale. Nous sommes loin des décorations de Geneve ou de certaines grandes villes francaises.
En ce mardi 1ier janvier 2008 au matin, je m'en vais travailler le coeur joyeux. Je viens de passer une année pleine de superlatifs: la plus longue dans l'absolue (Et oui, décalage horaire oblige, cette année 2007 aura durée une heure de plus !), la plus courte dans ma perception, la plus riche en rencontres depuis toujours, la plus complete, la plus excitante, et finalement, la plus heureuse depuis pas mal de temps. Du coup, c'est avec encore plus d'envie que j'attaque 2008, avec quelques bonnes intentions mais surtout avec l'espoir de vivre une annee 2008 de nouveau aussi epanouissante. Je vous adresse à tous mes voeux de bonheur et de santé pour cette nouvelle année. Happy New Year ! Manu

























































































































