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Une Souris et des Hommes
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29 octobre 2008

France/Guyane - Une plage de Cayenne: Montravel

La Guyane: de l'eau salée, de l'eau saumâtre, et de l'eau douce! En ce dimanche 19 octobre, l'activité principale de la ville de Kourou n'était pas un concours de pétanque, mais bel et bien un évènement original pour un métro fraichement arrivé: une course de pirogue intitulée "les maîtres de la pagaie".

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Cette course, qui se déroule à bord de pirogues traditionnelles de 12 mètres, a pour objectif, au-delà de son esprit sportif, de permettre l'expression de toutes les identités et spécificités guyanaises, comme le dit si bien l'association Terre de jeux, qui en est à l'origine. Ici, cette attraction n'est pas unique, et un certain nombre d'autres communes organisent des courses similaires. Après cette matinée fort ensoleillée et chaude, c'est à Cayenne que s'est déroulée la suite des évènements. Et à travers ce message, je compte vous présenter la plage de Montravel, petite plage très agréable de Cayenne, mais qui, pour la petite histoire, fait partie des plages qui pourraient être interdites lors de la mise en application de la nouvelle réglementation sur la qualité des eaux de baignade.

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Le coucher de soleil est également un très bon moment pour s'exercer à mettre en valeur un ciel de toute beauté, notamment grâce à certains réglages de l'appareil...Quelle est ma première impression sur les plages de Guyane? Pour les trois que j'ai vu, je les trouve sauvage, naturelles et peu ou pas entretenues. Cela veut aussi dire qu'elles ne sont pas très propres. A Rémire, banlieue huppée de Cayenne, les trois kilomètres de plage ne possèdent pas une seule poubelle...d'où un certain nombre de déchets. Ici, cela est commun, et je vous en reparlerai. Par contre, elles sont aussi faiblement peuplées, y compris le week-ends...On est très loin des plages de métropole. Et puis, il y a aussi cette eau de couleur grise, du moins sur les premiers kilomètres, un eau qui n'invite pas le touriste à venir en Guyane, et dont la couleur est due au charriage sédimentaire du fleuve Amazone, dont l'embouchure est pourtant situé à plusieurs centaines de kilomètres, à l'est. La carte satellite ci-dessous (source) montre très bien cet impact.

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Pour résumer, une couleur grise peu entraînante (ne venez pas ici si vous cherchez des eaux bleues...), des plages assez préservées, parfois sales, faiblement fréquentées, et où les kiteurs se font plaisir...

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8 octobre 2008

France/Guyane - Arrivée et installation à Cayenne

Ça y est, le pas est franchi! Après un mémorable week-end ou j'ai pu revoir nombre de personnes que j'apprécie, je prends donc l'avion et découvre le confort des longs courriers d'air France comparée aux trajets intra-européens...Le vol se déroule bien, 9 heures direct Paris-Cayenne qui finalement passeront assez vite, entre découverte des dernière aventures d'Indiana Jones, repos, musique et lectures variées...Puis arrive la coté sud-américaine et voilà ainsi la première image que je garderai à vie de la Guyane et qui résumé assez bien l'environnement de ce département.

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Puis on s'approche de la piste, la nature prend le dessus sur tout le reste...un rapace plane au dessus de la forêt, et déjà je suis émerveillé par cette toute première approche d'une des zones à la plus grande biodiversité du monde...L'avion atterrit, de l'eau coule sur les ailes...est ce le signe de bienvenue d'un taux d'humidité autour de 90-95% ? En tout cas, à la descente de l'avion, on ressent cette chaleur importante: 32° cet après-midi là. Je suis dans la partie la plus chaude de la saison sèche: je tombe au meilleur moment, ou au pire, je ne sais pas...Mais après quelques jours, je peux vous le dire: JE TRANSPIRE SÉVÈRE BORDEL! Mais bon, avec un bon ventilo...

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Ayant deux jours avant de commencer le boulot au rectorat, j'en profite pour aller chez un ami d'enfance Éric et découvre de suite de beaux paysages guyanais: forêt primaire, savanes, fleuves...Une petite place me permet de faire mes quelques découvertes ornithologiques, avec le "piaf" local, plus scientifiquement appelé le Tyran Quiquivi, passereau qu'on trouve du sud des États-Unis au Nord de l'Amsud. Voici également une photo d'une plage vers Kourou.

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Bref, après cette première journée à découvrir également les fruits du marché de Kourou, je m'en vais d'un pas soulagé à Cayenne, chez une femme contactée via couchsurfing. Je vis en maison, avec terrasse et au calme, à proximité de la forêt. La haie séparant la maison du voisin est composée de crottons, de bougainvilliers, d'hibiscus et autres plantes qu'on trouve bien sur en Europe, en jardinerie ! La photo ci-dessous est une fleur de frangipanier, dont l'odeur ressemble à celle du Monoï ou de l'ilang ilang, bref, une sorte de gel douche sur pied et sans eau :).  

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Haie de crotons

Alors que je décortique un peu ces plantes, un petit bourdonnement surgit, et un colibri s'approche de la plante que je vise...coup de bol donc, j'arme, attends qu'il réapparaisse (ces oiseaux ont des capacités d'accélérations énormes), et le fixe pour l'éternité. C'est une espèce de colibri, qui selon mon livre du GEPOG sur les oiseaux de Guyane, est tout de même assez commune dans les jardins...mais quel belle observation! Toutefois, il existe 31 espèces de colibris différentes ici...j'aurai donc le temps d'en voir d'autres, et je l'espère, de les photographier.

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Ce jardin guyanais offre de nombreuses possibilités de photos colorées, plus ou moins originales et en tout cas une bien belle nature urbaine.

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Je vous présenterai quelques photos du quartier prochainement, et ouvrirai des thématiques plus naturalistes, professionnelles, alimentaires, culturelles, historique et personnelles. Tout va bien donc, après 10 jours passés en terre guyanaise...un département assez mal réputé, et dont j'aurai un avis plus fondé dans quelques mois.

5 septembre 2008

France/Rhône-Alpes/Ain: Une journée à Jujurieux

Le département de l'Ain, située dans la région Rhône-Alpes, est, à mon humble avis, mal connu du public français. Je pense qu'à la différence des deux Savoie, que l'on associe bien sur au Mont-Blanc, aux stations de ski prestigieuses, à la montagne simplement, les français ont plus de mal à mettre des mots sur ce département à la géographie, à l'économie et au caractère pourtant variés et intéressants. Dans cet article d'introduction, je vous propose une petite ballade au festival de Musique des bords de l'Ain, qui en cette édition 2008 a eu lieu le 14 et 15 juin dans la commune de Jujurieux, dans la région charmante du Bugey. Ce festival a lieu chaque année dans une commune différente du canton, et nécessite une préparation importante pour décorer de belle manière l'ensemble du village. Avec la fanfare, les concerts, un temps correct, les décorations de tres belles qualités et l'ambiance détendue de ce festival, cette édition fut une réussite. Il n'y a pas grand chose d'autres à dire, et ainsi pour alimenter en textes les nombreuses photos ci-dessous, je vais vous présenter un peu le Bugey, à l'aide de mes connaissances, de mes impressions et d'une mini recherche sur la toile. Situons tout d'abord l'Ain en France et le Bugey dans l'Ain.

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Sa délimitation géographique est décrite ici, et je soulignerai simplement que cette région sépare l'Ain du Jura, et que d'un point de vue morphologique, les monts du Bugey représentent la prolongation méridionale des monts du Jura. A noter aussi que les monts du Bugey ont pour point culminant le Grand Colombier (1538 mètres). Le Bugey est une région plutot rurale, et les très nombreux hirondelles des cheminées y nichant l'attestent. Au niveau gastronomique et terroir, les photos ci-dessus parlent des vins du Bugey et le Cerdon, la galette bugiste (tarte au sucre et à la crème), ou encore le ramequin, fromage au lait de vâche produit uniquement à Saint-Rambert-en-Bugey.

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Combes, crêtes, plateaux mais aussi coteaux, châteaux et chapelles sont visibles dans le Pays du Bugey. Brillat-Savarin décrivait le Bugey comme "un jardin anglais de cent lieux carrées." Les paysages sont ponctués de cascades, lacs et étangs, soulignée par des serpentines d'émeraudes...Les différences de paysage conduisent à distinguer deux sous-régions: Le Bas-Bugey et le Haut Bugey. Le Valromey constitue la transition entre les deux.

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Je ne vous parle pas de l' Histoire du Bugey qui se trouve bien mieux expliquée sur Wikipédia. L'Histoire a laissé des traces dans cette région qui a toujours connu la présence humaine. C'est ainsi qu'il existe une série de châteaux forts tel que le château des Allymes en dessus d'Ambérieu-en-Bugey, petit ville de 20 000 âmes proche de Jujurieux.

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Jujurieux, parlons-en. Petite bourgade rurale, elle est notamment intéressante par le nombre étonnant de 13 châteauxsur son territoire, et par l'histoire des soieries C.J Bonnet, l'une des plus grande du monde dont le siège est Lyon, célèbre pour ses soieries et ses canuts. La Maison Bonnet voit le jour en 1810 à Lyon et délocalise partiellement sa production à Jujurieux en 1835. Les Établissements Bonnet deviennent rapidement l'une des plus importantes Maison des Soieries lyonnaises, dont la renommée passe les frontières. A la mort de son fondateur, l'entreprise emploie 1200 personnes à Jujurieux et 1400 à Lyon.

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Pour le reste des photos du festival, cliquez ici.

14 juin 2008

Irlande - Proposition de voyage

Pour mettre un terme à la thématique "Irlande" et rendre ce blog pratique pour des futurs voyageurs au pays du trèfle, voila ma proposition de visites et découvertes pour un voyage de 10 jours. Cette durée d'1.5 semaine me semble une bonne moyenne. Bien sur, je suis loin d'avoir tout vu en Irlande, mais je tiens compte de régions soi disant très intéressantes mais que je n'ai pas eu le temps de visiter. Je complète bien sur chaque journée par une série de photos. Tout d'abord, quelles sont les meilleures périodes pour visiter l'Irlande ? Tous les guides l'expriment bien, en général, la meilleure période pour ce pays est la période la plus ensoleillée, à savoir avril, mai, juin. En 2007, l'ensemble du mois d'avril a été très ensoleillé. Et clairement, juillet et aout n'étaient pas très beau, et particulièrement pluvieux, comme dans toute l'Europe du Nord. Ainsi, en prenant le cas d'un voyage normallement rythmé, avec une composante festive, culturelle, historique et naturelle, pour alterner nature et villes, voila l'itinéraire que je conseillerais au voyageur de passage.

Journées 1, 2, (3): Visite de Dublin, capitale de l'Eire.

La visite de la ville de Dublin est selon moi intéressante à plus d'un titre: tout d'abord, il s'agit d'une ville dont l'Histoire est assez représentative de l'histoire du pays, comme beaucoup de capitales. Ainsi, certains lieux sont très intéressants à visiter, pour mieux réaliser la difficile histoire irlandaise (Prison de Kilmanhaim, Dublinia). Ensuite, elle possède probablement les meilleurs musées d'Irlande, avec notamment le très intéressant musée archéologique. Enfin, Dublin est une capitale très jeune, très dynamique, qui a pleinement profité du boom économique (Tigre Celtique) et attirant comme un aimant l'ensemble des 20-30 ans européens, ainsi que beaucoup de coréens et asiatiques. L'ambiance dans les pubs est donc garantie et vaut la peine.

Jour 1: Centre-ville de Dublin: De O'Connell Street à Grafton Street ; le parc Georgien de St Stephen's Green; Trinity College. En soirée, tournée de pubs (pub crawl) du quartier de Temple Bar, en goutant une (des?) Guiness, Kilkenny ou Bulmers...

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Jour 2: Dublin historique et religieux: Matin: visite de Dublinia et de Christ Church. L'après-midi: visite de Kilmanhaim goal, et eventuellement de St Patrick's church. Conseil: soyez sur de comprendre l'anglais pour la visite de la prison... Alternative possible: Dublin Castle, avec quelques belles salles, mais rien d'autre... Puis en soirée, le très beau Café en Seine.

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Jour 3 (facultatif): Au choix Alternative 1: pour les amateurs de botanique, le jardin botanique de Dublin possède, selon l'avis même de connaissances botanistes, des plantes rares. Il est vrai qu'il est particulièrement intéressant. Alternative 2: pour les amateurs de brasseries, la Guiness factory et la distillerie Jameson...je ne les ai pas visité. Alternative 3: location de vélos et ballades du Phoenix park, avec son troupeau de daims qui réjouira les petits...Cependant, ce parc n'est pas spécialement très intéressant. Le Soir, pourquoi pas une course de lévriers ou les répétitions du spectacle de danse irlandaise Riverdance (Arlington hotel, le long de la Liffey)?

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Jour 4: les Wicklow mountains: si vous avez une voiture, une matinée suffira pour visiter les Powerscout Gardens, et passez le reste de la journée à vous balader dans la vallée de Glendalough. Sans voiture, choisissez l'une des deux destinations, depuis Dublin, avec retour dans la capitale le soir. Si vous ne pouvez faire les deux, préférez Glendalough.

 

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Jour 5: Kilkenny: Après avoir dormi à Dublin, partez en direction de Kilkenny, une charmante ville médiévale irlandaise. Il faut au moins 2 heures de route depuis Dublin. La visite de la ville se fait en une journée, le temps de bien profiter du château et de la très belle cathédrale Saint Canice, et le soir, l'un des nombreux pubs de la ville vous ouvrira probablement ses portes. En tout cas, Kilkenny est vraiment une petite ville qui vaut le détour.

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Jour 6: Arrivée et visite de Galway: Après avoir dormi dans la région de Kilkenny, prenez la route direction Galway et la cote ouest de l'Irlande. Pourquoi pas visiter le probablement grandiose Rock of Cashel au passage ? La visite de Galway ne prend pas plus d'une demi-journée. Baladez vous dans ses rues animées et profitez de ses soirées très dynamiques et festives. Si vous aimez les auberges de jeunesse cosmopolites, bon enfant et festives,  foncez au Salmon Weir Hostel ! J'ai passé perso de très bons moments la bas, et j'y ai même vu des français manger une tartiflette!

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Jour 7: le Connemara : Les tourbières et paysages romantiques du Connemara valent le détour. N'hésitez pas à prendre une excursion depuis Galway, elles sont en général de bonnes qualités. Petite astuce: beaucoup d'excursions proposent comme point principal la visite de Kylemore Abbey. Personnellement, je trouve que ca ne vaut pas le coup. Une fois sur le parking, traversez plutôt la route pour faire une petite marche dans les tourbières, au milieu des moutons...C'est vraiment excellent ! 

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Fin du séjour: Deux possibilités.

Jour 8 et Jour 9: Découverte d'Inishmore, îles d'Aran: Les deux jours de vélos passés sur Inishmore resteront parmi les plus beaux moments de mon séjour. Cette île n'est pas si belle que cela, mais c'est pourtant la bas que je me suis senti le plus profondément en Irlande: faire du vélo sous la pluie, regardez des oiseaux jamais vus auparavant, écouter les irlandais parler leur langue, le gaélique...Ici le temps semble arrêté. Comptez une nuit sur l'île, pour avoir le temps de la visiter entièrement.

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Jour 8 et Jour 9: Départ pour Killarney (jour8) et visite du Ring of Kerry (jour9)

Le Ring of Kerry est le paysage que j'ai trouvé le plus grandiose. Le Killarney National Park est vraiment splendide. Je conseille de le visiter, même si par cet itinéraire, que j'ai moi même fait (en m'arrêtant deux jours à Dingle entre temps) nécessitera au moins une demi journée de trajet en bus. C'est à voir, peut être faut il mieux privilégier la région de Galway, visiter par exemple le Burren, et éviter ainsi ce long trajet.

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Jour 10: Retour à Dublin, avec des images plein la tête...et retour au monde réel ! La aussi, le trajet Killarney Dublin vous prendra environ 6 heures, de mémoire...

Proposer ce petit séjour m'a fait revivre avec une certaine émotion mes ballades et découvertes. Bien sur, il y a de nombreuses autres possibilités, et 10 jours passent très vite...Je n'ai pas parlé du Burren par exemple, ni de certaines stations autour de Dublin. Quoiqu'il en soit, je ne pense vraiment pas qu'il faille rester plus de trois jours à Dublin. Enfin, si vous êtes très nature, ne restez que deux jours à Dublin, et compensez l'arrivée à Galway et la visite du Connemara en une journée. De toute façon, l'Irlande possède de nombreuses régions splendides. Ainsi, je tiens absolument à voir certaines régions: le Rock of Cashel, la péninsule de Dingle (je n'ai visité que le port en lui-même...le stop n'ayant pas marché le lendemain), Sligo, le Donegal, Derry en Irlande du Nord, et dans une moindre mesure, Cork et ses péninsules avoisinantes... Bref, je sais que je retournerai en Irlande. Peut être prochainement, peut être dans quelques années. Cette tranche de vie est maintenant close. Chère Irlande, à bientot, tu es dans mon coeur...

10 mars 2007

Irlande - Brêve présentation du pays

Ce message, écrit en réalité en mai 2008, a simplement pour but de compléter et structurer davantage la présentation de l'Irlande en y rajoutant une petite introduction générale piochée dans mes connaissances et mes différentes lectures. Alors, comment présenter ce pays? Bien sur, l'Irlande est une île d'Europe de l'Ouest, qui n'est pas à confondre avec la Grande-Bretagne (île voisine, comprenant l'Angleterre, l'Écosse et le Pays de Galles) ni avec le Royaume-Uni (système étatique comprenant l'ile de Grande-Bretagne et l'État d'Irlande du Nord, comprenant 6 comtés sous juridiction anglaise).

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Comme partout dans le Monde, les pays voisins ont souvent connus des rivalités. Cependant, la rivalité anglo-irlandaise est plus que compréhensible pour les Irlandais, compte tenu de l'Histoire des deux États, liée et très dure pour le peuple irlandais (voir message suivant). Ainsi, la république d'Irlande ou Irlande libre (nom gaélique: Eire) obtint son indépendance suite à une guerre et surtout à des siècles de conflits contre l'Angleterre. Cette Angleterre ne devrait pas être fière de son histoire, même si la France n'est guère mieux placée. Bref. Sur le plan géographique, l'Irlande est découpée historiquement en 4 provinces: l'Ulster, qui comprend l'intégralité de l'Irlande du Nord, ainsi que quelques autres comtés de la république, le Leinster, qui comprend Dublin, le Munster, qui comprend Cork, et enfin le Connacht, province de Galway notamment.

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Mon séjour s'est déroulé dans le Leinster, mais j'ai pu aller dans les quatre provinces, même si je connais peu le Munster et l'Ulster. Ces quatre provinces se sont formées traditionnellement, au fil des batailles entre les différents royaumes gael (peuple celte arrivé sur la terre Irlandaise bien avant les autres envahisseurs). l'Irlande libre est traditionnellement catholique, mais le lien entre religion et État n'est pas aussi net qu'en France. Officiellement, l'État est neutre, il ne subventionne aucun culte, il n'y a pas de religion d'État. Cependant, le catholicisme touche la très grande majorité de la population (91% de la population), la morale officielle est catholique, comme en témoigne la Constitution à propos de la famille, du rôle parental de l'éducation, de la propriété privée. Le poids clérical sur la morale sexuelle et familial est très lourd, notamment en matière d'IVG, crime et honte à la fois. l'Église est par ailleurs un service public, notamment éducatif: l'État n'exerce qu'une faible influence sur l'école. Je ne veux pas rentrer dans trop de détails, car vous trouverez beaucoup plus d'informations dans le(s) guide(s) que vous allez acheter pour votre voyage. Du coup, parler de la géographie, de l'économie, etc, n'a pas trop d'intérêts, car tout est sur Internet. Non, maintenant, je vais plutôt vous donner quelques remarques plus ou moins sérieuses issues de mon expérience personnelle, et quelques conseils très pratiques.

Si vous êtes en Irlande libre et que vous avez un doute sur l'origine de l'anglophone qui vous parle, surtout ne posez pas la question "are you english ?", mais bien plus sure "are you irish?". J'ai fait cette erreur à mon début, en discutant avec une personne dans un pub, et ne comprenant pas d'où elle venait. Demander à un(e) irlandais(e) si il (elle) est anglaise, c'est comme demandé à un Martiniquais s'il est de Guadeloupe, mais surement beaucoup plus fort.  Le mot d'ordre: FAITES GAFFE A LA TOURNURE DE VOTRE QUESTION ! Prendre un irlandais pour un anglais le vexera quasiment à coup sur, et lorsque j'ai fait cette erreur, la réponse de l'irlandaise vexée: "Certainement pas. Les Irlandais sont très différents des Anglais."

Si vous allez en Irlande du Nord, et là mon conseil est très sérieux, surtout évitez de parler de politique, de religion ou d'histoire. Laissez parler les gens, écoutez les s'ils veulent en parler, mais faites gaffe. Vous êtes un touriste donc vous ne risquez normalement pas de vous faire taper dessus, car les habitants de la province sont très heureux de voir des touristes (voir mon article sur Belfast), mais sait on jamais. Je tiens ce conseil de mes lectures et surtout de deux irlandaises avec qui j'avais partagé un moment d'échange dans le train me menant à Belfast.

Évitez de dire à un irlandais que son pays est nul en foot. Ca je le tiens d'un compère de Galway avec qui j'avais partagé un verre en terrasse...Et oui les irlandais sont faciles d'accès, et quand il n'y a plus de tables, on se met ou il reste des chaises ! Pourquoi ? Et la j'aborde un sujet dont j'ai très peu parlé dans les autres messages: le sport en Irlande. Car selon lui, même si en apparence le rugby est très présent en Irlande, même si les irlandais ont des sports nationaux très prisés et joués (le hurling  et le football gaelique), selon lui donc, le premier sport d' Irlande, ça reste le football ! Alors je n'ai assez d'expérience et ne suis pas irlandais pour affirmer ou infirmer cela, mais le fait est que le film The Van (autre sujet dont je n'ai pas parlé, les films sur l'Irlande), qui se passe durant la coupe du Monde 1990, montre bien que tout le peuple suivait cette phase finale, durant laquelle l'Irlande a atteint les 1/4 de finales! Alors attention à ne pas trop critiquer le soccer irlandais !!!

Parlons maintenant d'un petit détail de sécurité routière. Il est assez marrant de voir le comportement des dublinois. Effectivement, d'un coté, on entend très peu de coups de klaxons (on est pas en Terre latine !) et les conducteurs semblent assez sereins au volant de leur nouvelle voiture luxueuse achetée chez un concessionnaire arrivé avec sur l'ile avec le développement économique, mais de l'autre le code de la route est loin d'être respecté, que ce soit du coté des conducteurs, ou des piétons. Effectivement, tous les dublinois et assimilés traversent les artères du centre-ville à n'importe quel moment. Et réciproquement, les conducteurs s'arrêtent souvent que lorsque le feu est rouge...depuis quelques secondes. Ici, le feu Orange ne sert vraiment à rien. Donc, cher futur Touriste, si tu me lis, fais gaffe !! Et n'oublie que la bas on conduit à gauche ! Et enfin, souligne l'incroyable bruit des feu piétons dublinois: on se croirait dans un remix de la guerre des étoiles ! 

Et pour finir, parlons de l'hospitalité irlandaise...Ce n'est pas une erreur d'employer ce terme... Et d'ailleurs, les irlandaisES sont pour certaines hospitalières au point que je ne savais que penser de leurs intentions :)...Mais je t'assure ami touriste, même si la femme irlandaise n'est pas coincée, je t'assure que hospitalité ne doit pas toujours être mélangé avec la fameuse expression "It is in the pocket"!

Voila cher lecteur, j'espère maintenant que tu vas un peu te balader sur mon blog pour découvrir quelques endroits ou aller, et te souhaite un agréable séjour en terre irlandaise. Et personnellement, je ne pense pas que tu regretteras le voyage !!

 

 

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31 décembre 2007

Irlande - Bobby Sands

Je suis en train de lire un livre de poche de la collection irlandaise "A pocket history of...". Le mien est sur les "irish rebels". Rebelle ? Selon le dictionnaire d'Oxford, un rebelle est une "personne qui lutte contre, résiste ou refuse de se soumettre au gouvernement établi, ou à l'autorité." Premier volet de ces "irish rebels" qui ont fait l'Histoire de l’île: Bobby Sands. Ce nord-irlandais fait partie de l' Histoire moderne, j'entends la deuxième partie du 20ième siècle. Dans les années ayant suivi l'établissement de l'État libre d'Irlande, le rêve d'une république d'Irlande unique n'avait pas disparu... 

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Boby Sands naquit a Belfast en 1954 dans une famille irlandaise catholique. Étant devenu membre de l'Irish Republican Army, Sands fut arrêté en 1972 pour possession d'armes et emprisonné pour trois ans au pays de Galles. Six mois après sa libération, il fut de nouveau arrêté, accusé d avoir commis le bombardement d'une entreprise loyaliste (pro-union avec la Grande-Bretagne) et de posséder une arme.En septembre 1977, il fut cette fois condamné à 14 ans de prison. La prison avait changé. Effectivement, le statut de prisonnier républicain s'était considérablement endurci. Ainsi, les H-blcoks, partie de la prison ou se trouvaient les républicains, empechaient tout mouvement, ceci, j'imagine, dans le but de supprimer toute organisation de l'IRA à l'interieur meme de la prison. De maniere à protester contre les conditions d'emprisonnement et la perte de leur statut politique, les republicains emprisonnés dans ces H-Blocks refuserent de porter les tenus de prisonniers comme des prisonniers "normaux". Alors, ils furent enfermés dans leur cellules 24 heures sur 24 sans radio ni livres. C'est dans le but de protester contre ces conditions et la perte de leur statut qu' en 1980 les republicains menees par Sands commencerent une greve de la faim. Dans un premier temps, le gouvernement britannique accepta de revenir sur ses actions, mais dans les faits rien ne se passa. C'est ainsi que Sands annonca le debut d'une deuxieme greve de la faim le 1ier mars 1981. Rien ne l arreta, ni ses compagnons. Du coté britannique, les médias denoncaient Sands comme un fanatique. Finalement, apres 66 jours de greve de la faim, accompagné de dépressions et violentes souffrances physiques, Boby Sands mourut. Neuf autres republicains irlandais moururent également. Dans le monde entier, l'opinion publique condamna le gouvernement britannique. Par exemple, aux USA, pays dans lequel se trouve des millions de personnes d'origine irlandaise (suite aux emigrations durant la Grande Famine irlandaise), des dizaines de milliers de personnes marcherent en protestation. L'IRA recut de nombreux dons, et nombre d'irlandais s'engagerent, considerant Bobby Sands comme un martyre. Le conflit nord-irlandais entra alors dans une radicalisation de la part des deux béligérants. Et qui était le premier ministre des British à ce moment la ? Margaret Thatcher.

1 janvier 2008

Irlande/Leinster - Happy New Year !

L'Irlande en cette période hivernale n'est pas autant désagréable que je l'imaginais. Effectivement, le temps y est plutôt correct, peu de pluie et même des journées très ensoleillées, sans un nuage. Il ne fait pas très froid, c'est largement supportable, climat océanique et Gulf Stream obligent. Donc l'aventure irlandaise continue: nouvelles rencontres de toute l'Europe, nouveau boulot, nouvelle école d'anglais. Mon travail de l'anglais paye et pendant ces trois prochains mois, je vais pouvoir l'appliquer au commerce. Gérer des centaines de clients par jour, une bonne expérience linguistique, non ? Sinon voilà mon petit chez-moi, que je partage avec deux, trois ou quatre personnes, selon les semaines. Il s'agit d'un appartement avec petite terrasse intérieure, cuisine, salon, une salle de bains et deux chambres.

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Le réveillon de la nouvelle année s'est déroulé plutôt calmement. J'ai rejoins des copains italiens chez qui nous avons mangé, et ai pu découvrir une tradition italienne: le jour de l'an (appelé la-bas capodanno), nos voisins troquent les plats traditionnels contre un plat fait à base de lentilles et de saucisse. J'ai donc gouté pour la première fois ce plat, appelé cotte chino qui est censé apporter richesse et abondance. La deuxième partie de la soirée fut très cosmopolite. Organisée par un couchsurfeurs, elle était composée de personnes d'une quinzaine de pays !

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Je ne rentre pas trop tard, le sommeil me prend et je dois travailler le 01/01 à midi. Je quitte la soirée aux alentours de 1h30 et m'en vais me balader dans les rues du centre-ville. Celles-ci sont légèrement animées, même si pour une capitale européenne elles sont calmes, plus calmes que le week-end. J'avais entendu dire que les irlandais ne fêtaient pas particulièrement le nouvel an... J'en profite pour prendre quelques photos des décorations religieuses (une crèche sur O'Conell Street, les Champs-Elysées dublinois) ou de festivités (sapin de noël). Les décorations de type "joyeuses fêtes" sont en gaélique. En ce premier janvier, c'est le coeur joyeux, après une année pleine comme le fut 2007, que je m'en vais travailler. Meilleurs voeux!

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17 janvier 2008

Irlande - Michael Collins

Cette seconde chronique sur les rebelles irlandais qui ont fait l 'Histoire du pays est consacrée à Michael Collins, dont voici un dessin trouvé sur le net.

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Micheal Collins est né en tant que dernier fils d'un agriculteur de 75 ans, mari d'une jeune femme de 23 ans, du comté de Cork. Il naquit en 1890.  Il fut éduqué sous le système scolaire national, qui apprenait à ses élèves de dire: " Thank God I'm a happy English child"! Alors qu'il grandissait, Michael fut imprégnée de l'Histoire de son pays. La vie qu'il vit autour de lui eut un profond effet sur l'enfant. Parlant d'un propriétaire terrien local (anglais bien sur) qui avait la réputation de brutaliser ses employés, Collins dit à son cousin : " Quand je serais un Homme, nous l'aurons et l'enverrons en dehors de l'Irlande." En 1916 eut lieu en Irlande le soulèvement de Pâques et la proclamation de la république d'Irlande par les insurgés. Collins faisait partie des volontaires, mais n'étant pas un leader de l'insurrection, il ne fut pas exécuté, et fut envoyé en prison au pays de Galles, où il fut libéré quelques mois plus tard. Il entra alors au Sinn Fein, parti politique d'Irlande, luttant pour l'indépendance. Durant l'élection générale de 1918, le Sinn Fein gagna un nombre important de sièges en promettant de continuer la lutte pour l'indépendance irlandaise. Une assemblée nationale pour remplacer le gouvernement britannique en Irlande fut conçue par ce partie. Cependant, la résistance britannique ne cessait de se mettre en place, avec l'arrivée sur l'ile en 1920 de milices policières,les Black and Tans, ayant pour but de détruire le nationalisme irlandais. le règne de violence qu'elles instituèrent signalèrent le début de la guerre d'indépendance irlandaise (pour les irlandais) ou la guerre anglo-irlandaise (pour les anglais). Michael Collins eut un rôle décisif dans cette guerre, en tant que cerveau, mettant a terre l'organisation anglaise. Après des mois de guerre, une délégation irlandaise fut envoyée a Londres dans le but d'obtenir un traité d'indépendance. Les Leaders étaient Michael Collins et Arthur Griffith (fondateur de Sinn Fein). Le premier ministre anglais de l'époque,Lloyd George, ne voulait certainement pas accorder l'indépendance de l'ile, signe de faiblesse d'un empire britannique en proie a d'autres demandes d'indépendance (Inde par exemple).Les conservateurs de la délégation de négociation, tel que Churchill, étaient également anti-indépendance ou du moins pour une partition de l'Irlande en regroupant les unionistes protestants dans la partie nord-est de l'Ile d'Irlande.  Effectivement, le vote unioniste au parlement était capital pour les conservateurs... Les anglais ne lâchèrent jamais et menacèrent les irlandais d'une guerre terrible en cas de non-acceptation de la partition de l'ile...C'est dont un groupe irlandais a bout de souffle, mené par Michael Collins, qui signa le traité anglo-irlandais.Avec ce traité naissait l'Eire, un ensemble de 26 comtés libres, et l'Irlande du Nord, composée d'une légère majorité de protestants pro-UK et sous législation britannique. Michael Collins n'avait pas put faire mieux. Ce traité ne fut pas accepté par une partie de la population et naquit alors une guerre civile entre pro- et anti-. C'est avec le cœur brisé que Collins devint le Commandant-en-chef des forces de l'État libre d'Irlande et se battit contre les mêmes irlandais avec qui il luttait quelques temps auparavant. Finalement, il fut prit dans une embuscade et fut assassiné en 1922. Ses funérailles furent une des plus grandes de l'Histoire d'Irlande. Collins reste comme un des personnages les plus importants de l'État libre d'Irlande, et même probablement le plus important. Il est enterré à Dublin, et des que j'irais visiter le cimetière, je rajouterai à ce message une photo de sa tombe. Je vous conseille à tous de regarder le film "Michael Collins", biographie très bien faite et enrichissante.

10 décembre 2007

Irlande/Leinster - La Guinness, symbole national

Après dix jours en Espagne et trois semaines en France, je suis de retour en  Irlande depuis une semaine. Tout va bien, il ne fait pas trop froid et j ai revu de bons copains. Mon objectif est de rester jusqu'à mars, dans le but de passer un examen de Cambridge et de  valider en quelque sorte ce séjour. Mais bien sur, si je trouve un travail qui me correspond et me plait, il est tout à fait possible que je reste plus longtemps dans ce pays. Dublin la cosmopolite est vraiment une ville qui me correspond en ce moment. Pour reprendre ce séjour et ce blog sur la bonne voie, voila un camion citerne on ne peut plus typique !

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Et oui, vous le savez tous, qui dit Irlande dit Guinness. La Guinness Factory est au coeur de Dublin, sur les bords de la Liffey. Nous pouvons en visiter le musée, mais le prix est exorbitant: 14 euros. Pour un musée ! L'avantage est qu'on nous offre une Guinness à la fin de la ballade, et que le sommet du building offre l'une des plus belles vues de la ville. Je n'irais finallement pas visiter cette attraction locale. Les Publicités Guinness montrent que cette marque est pleine d'argent. Selon mon frêre, les pub valent le même prix que celles de Nike. Selon lui. En tout cas, chaque pub est vraiment sympa et de très bonne qualité. Pour une bière qui existe depuis 1759, c'est demandé. Il est intéressant de noter que la marque a une grande demande en Afrique, ou 40% de son volume y serait brassé. Ou est elle meilleure ??? En tout cas, la Guinness de Dublin, Galway ou Dingle est incomparablement plus agréable que la Guinness serives dans les "irish pub suisses"...Expérience faite, je vous l'assure. Certains pub dublinois ne servent pas de Guinness, mais une variante, appelé communément Stout. Parfois, elle est encore plus forte, en terme de gout! Voila, pour plus d'infos sur la Guinness, cliquez ici...

27 novembre 2007

Espagne - Grenade, dans les rues de l'Albaicín

Après avoir traversé le Sacromonte, je rejoins Chloé en ce samedi 11 novembre. Elle travaille dans un petit bar, le Café au lait, sur une place très agréable au pied de l' Alhambra. Cette place est également une porte d'entrée vers la quartier arabe historique de la ville, la splendide Albaicín. Sur cette place se trouvent nombreux musiciens qui à tour de rôle, nous envoutent au son des guitares sud-américaines. Un vrai plaisir. Je lézarde quelques heures au soleil, tout en lisant un bouquin de grammaire espagnole. A plusieurs reprises, je m'imaginais jouer un jour un morceau de guitare au pied de l'Al Hambra. L'occasion se présentant, un guitariste me prêt une guitare. Souhait réalisé !

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Dimanche 12/11, je rejoins Chloé sur cette même place, afin de visiter l'Albaicín. Il s'agit du quartier historique arabe de la ville de Grenade, situé juste en face de la Al Hambra. L'albaicin est composée de nombreuses petites rues. A l'époque, il recelait de nombreuses mosquées dont ils subsiste quelques éléments dans les églises, souvent baties aux mêmes emplacements. Les montées de l'Albaïcin sont reluisantes de sérénité. Des petites cours intérieurs, des jardins aux couleurs des chrysanthèmes, symboles de l' automne. Des arbres aux feuilles rouge, jaunes. L'Albaicín est un quartier ennivrant les différents sens. 

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Les montées de l'Albaïcin nous emmênent au Mirador de Saint Nicolas, point de vue offrant une vision panoramique de la ville et des alentours. Le sommet de la coline de l'Albaïcin offre une vue éclatante sur l'AlHambra, Grenade, la Sierra Nevada et l'Andalousie. La-haut se trouvent de nombreuses cuevas dans lesquelles logent des gens du voyage, des hippies  et autres espagnols. La mairie de la ville en a détruit certaines en 2006, pour cause officielle d'insalubrité. Toutefois, de nombreuses personnes vivent encore ici. Après un coucher de soleil et lever des lumières de lampadaires de diverses couleurs, nous redescendrons réjouis de l'observation nocturne de Grenade et sa région.

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26 novembre 2007

Espagne/Andalousie - Grenade, le Sacromonte

Madrid-Grenade en quelques heures de bus, pour 14 euros. Intéressant. Il est 19h00, mon amie Chloé me retrouve dans la vieille ville. Arrêt dans une épicerie. Fort accent pour fort volume. Le petit chien de la commerçante se met à uriner sur les oignons ! Vive l'hygiène ! A Grenade, le climat est rude: forte amplitude thermique entre le jour et la nuit. Un pull la nuit, un Tee-Shirt la journée. Réveil gracieux le lendemain, et découverte du jardin.

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Le jardin est entretenu par quelques habitants locaux qui vivent en échange dans une cueva à titre gratuit. Cueva, comme cave, ou habitation troglodyte. 

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Direction le centre-ville. Envion 25 minutes de marche-à-pied qui m'emmenent en direction du quartier gitan, le sacromonte. Un quartier très dépaysant, rempli de cuevas desquelles sonne le flamenco. 

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Vue sur l'AlHambra depuis le Sacromonte

25 novembre 2007

Espagne/Madrid - Madrid, une première impression

Le pas est franchi. Je monte dans l'avion m'emmenant en Espagne pour une durée de 10 jours, avoir une première impression de quelques villes avant d'aller y vivre, peut-être, un jour. 6 novembre 2007. Un coucher de soleil absolument incroyable. De l'orange du soleil à un bleu nuit d'une pureté et d'une profondeur extraordinaire.

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J'arrive donc à Madrid, et après un saut à l'auberge de jeunesse (Calle de las Huertas), mon estomac me guide vers un petit restaurant. Des légumes grillés. Après six mois de repas irlandais, quel plaisir! Puis quelques tapas. Le lendemain, je profite du beau temps pour me ballader un peu, et photographie des groupes, des "vrais", comme des "faux".

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Pedro, rencontré à Dublin, me présente alors sa ville, à travers le Prado notamment. Avec un guide de qualité, que la visite d'un musée peut devenir intéressante. Assez rare pour que je le mentionne ! Balades dans des marchés alimentaires, dégustations de tapas rythment la suite de la journée.

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Le dernier jour, déjà. Retour à la puerta del sol, puis à plaza mayor, sur laquelle il y avait une célébration. La puerta del Sol, pourtant fameuse, est loin d'être très grande, ni belle, et donc pas impressionante. Mais placée au centre de la ville, elle en symbolise le coeur. Elle est aussi le point kilométrique zéro des distances à Madrid, et est au centre géométrique du pays. Vous connaissez peut être la tradition ? Tout le monde se réunit habituellement le 31 decembre sur cette place pour célebrer le nouvel an au son de l'horloge. La coutume veut que l'on avale un raisin à chaque coup de cloche.

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Puerta del Sol

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Plaza Mayor

Que retenir de Madrid après ces trois jours en son sein ? Intéressante ? Oui, mais pas comparable à Barcelone. Polluée, bruyante, la capitale espagnole n'est surement pas la ville la plus attractive de la péninsule. Une étape intéressante en Espagne, tant pour l'Histoire que pour la culture et la politique. Une ambiance castillane s'il en est, une bonne odeur de poulpe, un groupe de cinquantenaires en terrasse à 11 heures du matin. De belles petites anecdotes à garder au coin de la pupille, de la narine ou de l'oreille, pour le choix d'une ville de travail, un jour, peut-être.

15 mars 2008

Irlande - Merci/Thanks/Gracias/Grazie

Dix mois passés en terre irlandaise. Que retenir de ce séjour? Le peuple irlandais est fidèle à sa réputation: chaleureux, accueillant et jovial. Un peuple irlandais très "friendly".Je sais que ce sont des généralités que tout le monde connait, mais tout de même, je tiens à le dire car je l'ai vraiment vécu (meme si bien su sur il s'agit d'une tendance et pas d'une généralité). Pour la première fois de son histoire, l'Irlande est un pays riche et donc d'immigration. Quel fierté pour les irlandais ! Espérons que cela continuera. Pour le moment, en tout cas, c'est un pays qui va plutôt bien. Mais n'oublions pas que la précarité est un peu plus importante qu'en France et que tout le monde n'a pas bénéficié du Tigre Celtique. La flexibilité, que ce soit au niveau du travail ou du logement par exemple, est plus importante qu'en France, c'est une certitude. Certains y voient des cotés négatifs, mais globalement, je trouve que c'est plutôt positif. Ensuite, les paysages sauvages de l'Irlande sont magnifiques. La côte Est est faite de paturages et de bocages. La côte ouest possède des régions variées, toutes différentes, mais toutes charmantes. Je retiendrais notamment le Kerry, au paysages de cartes postales. D'autres régions sont toutes aussi attrayantes. Le Burren, pour ses reliefs lunaire, les tourbières du Connemara, où la rudesse des Iles d'Aran sont également marquants. Sur la côte est, les Wicklow mountains offrent de tres bonnes possibilités de randonnée. La vallée de Glendalough est un petit bijou de romantisme. Enfin Dublin est une ville agréable à vivre. Bref, l'Irlande est un pays offrant des paysages variés et encore préservés. Enfin, n'allez pas en Irlande dans passer une soirée à faire un pub crawl, comprenez tournée des pub. Ambiance garantie !

Dimanche 09/03, je me promenais à St-Annes's Park et prenais les photos des jonquilles, symboles du printemps:

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Un an plus tot, je photographiais ces même jonquilles, dans le même parc. Tout un symbole. La boucle irlandaise est bouclée, et mes objectifs sont atteints. Partir vivre dans un pays anglophone de l'Europe ne pose plus de difficultés majeures à l'heure de l'Union Européenne, et permet de faire de riches rencontres. Je tiens vraiment à remercier ma famille et mes amis de France qui m'ont suivi tout au long de cette année. Et bien sur, je tiens à faire une spéciale dédicace à tous mes copains d'irlande dans la suite de ce message. Thanks to:

My 25 flatmates...for all these good moments...with whom I shared all my life during six months. It was great !      

My friends met from Valentia Parade... My last party was one of my best party  !

My classmates in Alpha College...so good to have fun with you during those eight weeks...you' re the first guys I met!

My classmates in The English Academy...Hope to see you, in Spain or Italy !

My irish host family for their hospitality...

David's host family and friends for their friendship and their vodka shots...I discovered my new limits...

My shipmates and "one night" friends met around a pint, in Dublin, Galway, Dingle, Kilronan or Killarney...

My workmates at DCU and during my Nixer !

To my Irish friends: It was great to meet you and share some good experience in your presence. I know I'll go back to Ireland, because Ireland is in my heart now...Take it easy !

To my Italian friends: Che piacere aver scoperto un pó della vostra cultura ! Adesso conoces píu que gli spaghetti, il permigiano, e Carla Bruni ! Spero di rivedervi presto net vostro paese il prima possibile; E vive Italia !

To my Spanish friends: Sé que iré vivir un día en España en los años próximos. Me gusta muchomente España, y esto en parte gracias a vosotros. Gracias y Hasta luego, amigos.

To my French friends: On se reverra du coté de l'Alsace, du Sud-Ouest, de Paris ou de la Martinique ! Que de bonnes rencontres avec vous aussi. Merci à tous pour tous ces bons moments !

Rencontrer, échanger, travailler et vivre avec des personnes de nombreux pays est une expérience très constructive tant sur les plans personnels que professionnels. N'hésitez pas à la tenter, vous n'en reviendrez que plus riche intérieurement et expérimenté professionnellement!

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11 mars 2007

Irlande - Histoire de l'Irlande

Je prépare sérieusement mon départ en république d'Irlande qui aura lieu le 15 avril pour une durée de quelques mois. Intéressons nous à l'histoire de l'île. L'Irlande a vécu des périodes très difficiles, telles que les très grandes répressions envers les catholiques (un véritable apartheid) sous les lois pénales, ou encore la Grande Famine qui a entraîné l'émigration de plusieurs millions d'irlandais.(milieu du 19ième siècle). Petits récapitulatifs des grandes périodes de l'Histoire irlandaise.

L'arrivée des Celtes: au VI ème siècle av.JC, des population celtes venues d'Europe occidentale envahissent l'île. Parmi elles,  les Gaël s'imposent et imposent leur langue.

La christianisation: Saint Patrick est, à partir de 432, le véritable évangélisateur de l'Irlande. Le pays est à cette époque divisé en 4 provinces: Leinster, Munster, Connaught et Ulster.

L'âge d'or: L'évangélisation s'accompagne d'un essor de la littérature et de l'épanouissement des arts, principalement au 7ième et 8ième siècles. Le Book of Kells, manuscrit enluminé de l'an 800, est un beau représentant de cette période.

 

Les raids vikings: ils débutent à partir de 795. Les vikings conduisirent de véritables expéditions guerrières, pillèrent les monastères et commencèrent à s'installer à partir de la moitié du 9ième siècle. Dublin, Cork, Waterford sont fondées. Il faut attendre la bataille de Clontard, en 1014, pour mettre définitivement fin à la présence Viking en Irlande.

L'arrivée des colons anglais: suite à la bataille de Hastings en 1066, les Normands s'installent en Bretagne. Les anglo-normands arrivent à partir de 1170, suite à l'appel du roi du Leinster, Dermot MacMurrought, pour reconquérir son royaume. Ils s'installent alors sur l'île, par la force, construisent des châteaux forts (les nombreux châteaux anglo-normands de l'île), mais finissent, après trois siècles, par plier face au Gaëls. Le Pale, qui marquait la limite de leur territoire, ne devint bientôt qu'une mince bande côtière de Dublin à Dundalk. Mais le pas était franchis: l'Angleterre était sur place.

Répressions et Rébellions: Dîmes, confiscation des terres, exil...Henri VIII d'Angleterre, proclamé roi d'Irlande en 1541, prit une série de mesures répressives à l'encontre des catholiques irlandais, par peur que le catholicisme ne se répande en Angleterre. La fin du 16ième siècle vit le soulèvement de toute l'Irlande et de ses comtes à la bataille de Kinsale (1601)...les comtes furent battus. Suite à l'exil des comtes d'Ulster sur le continent (fuite des comtes, 1609), la politique de plantation du Nord de l'Irlande s'intensifia. les protestants, d'origine écossaise et anglaise, s'installèrent, prirent les terres. Derry devint Londonderry. Trinity college, l'université de Dublin, était interdite aux catholiques. Hégémonie culturelle de l'Angleterre.

L'impitoyable Cromwell:  Pour parer aux tentatives de rebéllion des catholiques irlandais, l'anglais puritain Oliver Cromwell est envoyé sur l'île en 1649 et engage deux années de répression féroce: massacre des rebelles, expropriation des terres catholiques, envoie des propriétaires dans le Connaught ("to Hell or to Connaught"). Les anglais s'installent alors sur leurs terres fertiles de l'Est et des midlands.

Les lois pénales: après un siècle de colonisation britannique et autant de révoltes irlandaises, l'administration anglaise donne un cadre juridique au pays, à travers les lois pénales, une forme inégalée d'oppression contre une minorité dans un État de droit. Les catholiques n'étaient ni éligibles ni électeurs, exclus de l'armée, des services publics, de la magistrature et de toutes les professions libérales. La messe catholique devint pratiquement hors-la-loi. Alors naquit pour les catholiques l'Irlande secrète. Celle des messes clandestines et des écoles de haies et des buissons: l'enseignement du gaélique se dispensait dans le bocage.

Les United Irishmen: A l'époque de la révolution française, un jeune avocat protestant, T.Wolf Tone, créa à Belfast le mouvement des United Irishmen qui se fixait comme objectif l'établissement d'une législation en Irlande garantissant les libertés politique et religieuse pour tous. Les protestants conservateurs créèrent en réaction une organisation pour assurer leur domination: l'ordre d'orange. La répression continua. En 1800, le premier ministre anglais William Pitt se convainquit que la seule façon de préserver la suprématie spirituelle des protestants était de rétablir l'Union Act avec l'Angleterre. Ce fut fait en 1801, le parlement de Dublin fut supprimé et le pays passa totalement sous la juridiction de l'Angleterre. Le Royaume Uni de Grande Bretagne et d'Irlande était né. Les conditions de vie des catholiques devinrent encore plus difficile, et l'émigration reprit de plus belle.

L'émancipation des catholiques
: Daniel O'Connell, avocat formé après l'abrogation des lois pénales, se révéla. Nationaliste convaincu mais opposé à la violence, il s'attacha à la création d'un mouvement de masse puissant pour obtenir l'abrogation de l'Union. En 1829, Londres accorda le Catholic Emancipation Act autorisant les catholiques à participer aux élections. Il se battu toute sa vie pour l'émancipation des catholiques.

La grande famine: de 1845 à 1850, le mildiou, maladie de la pomme de terre, ravagea la plupart des cultures. La famine ne tarda pas à frapper violemment. Les gens mourraient par dizaines de milliers. Pendant ce temps, le commerce avec l'Angleterre continuait tranquillement, Londres ayant refusé d'arrêter l'exportation de vivres malgré les circonstances. Ainsi, lorsqu'un navire arrivait plein de victuailles pour les affamés, six bateaux lourdement chargés de blé ou de bétail quittaient les ports irlandais pour l'Angleterre. Pour permettre aux ouvriers agricoles au chômage et aux paysans ruinés de survivre, le gouvernement anglais organisa aussi des travaux d'utilité consistant à dégager les pierres de champs et à monter des murets. C'est l'origine des paysages de l'ouest. Mais pour beaucoup de personnes, une seule possibilité: l'émigration. Des centaines de milliers de personnes s'entassèrent comme "fret de retour" sur des bateaux pour l'Amérique, vite surnommés les coffin boats à cause de l'énorme taux de mortalité à bord. Les conséquences économiques et humaines de la famine et de l'émigration furent désastreuses: en 10 ans, la population passa de 9 millions à 6 millions d'habitants, puis 4 millions au début du 20ième siècle. En décimant les populations rurales, la Grande Famine fit plus pour la destruction de la langue gaélique que cinq siècles d'occupations anglaise.

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Les Fenians: une autre conséquence de la Grande Famine fut la création de l'Irish Républican Brotherhood (le mouvement Fenian), organisation d'irlandais d'Amérique qui tentèrent plusieurs insurrections. Sans succès.

La lutte pour le Home Rule et la réforme agraire: Dans une conjoncture difficile pour les paysans irlandais, le fenian Michael Davitt fonda la ligue agraire en 1879 (land league), afin de restituer aux irlandais leur droit ancestral à la terre. Auparavant, en 1870, s'était crée le Home Rule Party (parti pour l'autonomie), qui remporta plus de la moitié des sièges irlandais au Parlement britannique, dont le protestant au cœur irlandais Charles Parnell devint le représentant. Face à l'agitation populaire, Londres se résolut en 1881 à entamer une vraie réforme agraire, et autorisa les petits paysans à récupérer leurs terres. Ainsi, alors qu'on comptait 5% de propriétaires irlandais en 1878, on en comptait 70% avant la première guerre mondiale.

Le renouveau de la culture gaélique et la création du Sinn Féin: un nouveau parti politique est crée en 1905: le Sinn Féin, auquel se joignirent de nombreux irlandais, notamment les Fenians. La signature du décret d'application du Home Rule en 1914 par Londres, diffusant sa mise en œuvre à la fin du conflit mondial généra la déception des nationalistes. Mais la situation de guerre extérieures prit le pas sur les risques de guerre civile: si les protestants soutenaient sans réserve l'effort de guerre de la Grande Bretagne, les républicains étaient partagés. En 1916, une insurrection - dite insurrection de Pâques - éclata à Dublin. La Grande Poste fut occupée par les républicains. James Connoly et Patrick Pearse proclamèrent la république dans une célèbre déclaration: "Nous proclamons ici la république d'Irlande, État indépendant et souverain, et nous engageons nos vies et celles de nos camarades d'armes dans la cause qui mènera à sa liberté, sa prospérité et son accession au rang des nations". La résistance à l'armée britannique dura une semaine, puis les rebelles durent se rendre. Tous les chefs républicains furent fusillés, sauf Eamon De Valera (nationalité américaine). James Conolly, blessé, fut fusillé assis sur sa chaise. L'opinion publique, en état de choc, bascula du coté de l'insurection.

La guerre d'indépendance: De Valera s'évada avec l'aide de Michael Collins, chef des services secrets de l'IRA. S'ensuivirent deux ans de guérilla contre l'armée et la police anglaise. Pour faire face à de lourdes pertes, Londres envoya des régiments de mercenaires, les Black and Tan. Finalement, en juin 1921, les deux parties furent contraintes de négocier un cessez-le-feu. Le 6 décembre 1921, les négociateurs républicains (dont Michael Collins) signèrent un traité relativement hypocrite. Les anglais reconnaissaient la souveraineté de l'État libre sur toute l'île, mais exigeaient la création dans le Nord d'un mini Etat de six comtés à majorité protestante, à qui serait donné le droit de choisir de rester ou non membre du Royaume Uni. En 1922, ce droit fut utilisé, et ainsi naquit l'Irlande du Nord. Plusieurs milliers de catholiques en Ulster devinrent otages.

La guerre civile: une guerre civile éclata entre pro- et anti- traité. Elle dura deux ans, finit par opposé De Valera et Collins, et fit plus de victimes que la guerre d'indépendance. Les anglais pourvurent largement an armes les troupes de l'État libre contre les rebelles anti-traité. Répression brutale. En avril 1923, De Valera appela à déposer les armes et à lutter par d'autres moyens.

Une adolescence difficile: c'est à cette période que naquirent deux partis politiques aujourd'hui majeurs: le Fine Gael, favorable à la partition, et le Fianna Fail, visant à stabiliser le jeune État libre tout en maintenant l'idée de la réunification de l'île à long terme. De Valera, du Fianna Fail, arriva au pouvoir aux élections de 1932 et mena ensuite  une longue guerre économique contre le Royaume-Uni. En 1949, l'Irlande du Sud devint officiellement une république, l'EIRE, et quitta le Commonwealth. L'Ira, quant à elle, ne renonçait pas à la libération totale de l'île. Elle s'était une nouvelle fois lancée dans l'action dès 1939, lors de la bombing campaign, visant des villes britanniques.

Vers l'âge adulte: depuis 1951, le Fianna Fail revient au pouvoir pour de longues périodes à l'issue desquelles il cède la place à une coalition de partis d'opposition. En Irlande du Nord, les "Troubles" commencent dans les années 60 entre catholiques et protestants. Dans le Sud, l'adhésion à la CEE en 1973 prépare de grandes métamorphoses, illustrées par le septennat de Mary Robinson (de 1990 à 1997), militante de longue date pour le droit à la contraception, au divorce, à l'homosexualité, à l'égalité des sexes et à l'avortement. Son septennat à vu la transformation sociale la plus profonde que l'Irlande ait jamais connue.

Le Tigre celtique: dopée par les crédits européens, stimulée par l'appartenance à l'Union, l'Irlande a reconstruit son identité. Sur le plan économique, les années 1990-2008 furent phénoménales, et l'Irlande devint un des pays au PIB le plus élevé d'Europe. Sur le plan de l'Histoire, l'Irlande signa en 1993 une déclaration historique. D'une, les Britanniques admettaient de respecter le vœu de la majorité des habitants d'Irlande du Nord, si un jour ceux-ci se prononçaient en faveur d'un rattachement au Sud. De deux, l'Irlande acceptait de ne pas rechercher la réunification de l'île sans le libre consentement de la majorité de la population du Nord. De trois, elle confirmait, en cas de réunification, la nécessité de changements en profondeur dans sa constitution pour tenir compte de la nouvelle minorité. Depuis, après plus de trente ans de haine et de déceptions, protestants et catholiques sont invités à enterrer la hache de guerre. Quand à la diaspora irlandaise, elle s'élèverait à 40 millions, principalement aux USA et en Australie.      

 

31 décembre 2006

Index thématique chronologique

Une souris et des Hommes

Une souris et des Hommes

Une souris et...Kayoung, Saena et Agnes: "C'est triste"

Une souris et... Mme expat., en pleine révolution

Une souris et...Kathrin, immergée en culture francophone

Une souris et...Louis Autar, Suriname, années 60

Une souris et...Bennett, de la compétence interculturelle

Une souris et...Lery Laura, mi-muse, mi-poète

Une souris et...Giselle, un Ts'Italienne à Lyon

Une souris et...Laura, Esra, Elvira : partout dans ce monde...

Une souris et...David : mon frère, ce photographe

Une souris et...Manu&co, expérimentateurs de territoires

Une souris et...Philippe, Terrien transatlantique

Une souris et...Rom, article d'un militant des CEMEA

 

Séjour professionnel en Guyane

Guyane - Introduction...pourquoi cette destination?

Guyane - Arrivée et installation à Cayenne

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Guyane - Première présentation avec Mlle Amazonie

Guyane -Une plage de Cayenne: Montravel

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Guyane - Réputation de la faune guyanaise: légende ou réalité

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Guyane - Carnaval 2009: la grande parade du littoral de Kourou

Guyane - Carnaval 2009: balade au coeur des Natural Tribal

Guyane - Du côté de la nature: découvertes ornithologiques (2)

Guyane - Une journée à Cacao

Guyane - "Les enfants du fleuve": éléments de réflexion

Guyane - La conservation des tortues marines: luthons !

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Guyane - Bénévolat "Tortues": synthèse d'une belle expérience !

Guyane - Une recette: crevettes au lait de coco et gingembre

Guyane - Une journée à Montsinéry-Tonnegrande

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Guyane - Une (première) année à Cayenne

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Guyane - In tropical tartiflette I don't trust

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Guyane - Dirty paradise, pour introduire l'orpaillage

Guyane - C'est rare, non, la nostalgie ?

Guyane - L'orpaillage illégal, vu par la presse guyanaise

Guyane - Excursion aux marais de Kaw

Guyane - De la forêt

Guyane - 10,9,8,7,6,5,4,3,2,1,...,0

Guyane - Excursion dans l'Ouest

Guyane - Retours au vieux port de Cayenne

Guyane - Remerciements

Guyane - Prochaine étape ?

Guyane - L'Oyapock : le pont, extraits choisis

Guyane - Flashback : Annemasse, septembre 2008

 

Vie actuelle en France métropolitaine

France/Rhône-Alpes/Ain - Une journée à Jujurieux

France - Retour vers le futur

France/Rhône-Alpes/Ain - Une journée à Crozet

France/Rhône-Alpes/Ain: Anecdotes coréennes en France

France/Bretagne/Finistère - Une journée à Guissény (1)

France/Rhône-Alpes/Ain - Est-elle Nature, la vache ?

France/Bretagne/Finistère - Une journée à Guissény (2)

France/Rhône-Alpes/Ain - Une journée à Saint-Jean-Le-Vieux

France/Rhône-Alpes/Ain - Une journée à Priay

France/Rhône-Alpes/Ain - Des souris et un homme

France/Bretagne/Côtes d'Armor - Une journée à Laurenan

France/Rhône-Alpes/Ain - Une journée à Cerdon

France/Rhône-Alpes/Ain - Une journée à Ambérieu-en-Bugey

France/Auvergne/Puy-de-Dôme - Une journée à Pont-du-château

France/Aquitaine/Dordogne - Une journée à Mouleydier (1)

France/Aquitaine/Dordogne - Une journée à Mouleydier (2)

France/Midi-Pyrénées/Gers - Une journée à Castelnau-d'Auzan

France/Auvergne/Puy-de-Dôme - Une journée à Clermont

France - Une journée à Adissan, Malestroit, Rennes, Grenoble, Grenay, Le Mans...et tant d'autres !

France/Auvergne/Haute-Loire - Une journée à Saint-Pal-de-Mons

 

Séjour professionnel en Irlande

Irlande - Présentation de mon séjour irlandais

Irlande - Brève présentation du pays

Irlande - Histoire de l'Irlande

Irlande - Premières présentations

Irlande - Howth, première sortie en dehors de la ville

Irlande - Excursion aux Powerscout Gardens

Irlande - Les parcs de Dublin: St Anne's Park 

Irlande - Visite guidée de Dublin (1)

Irlande - Excursion à Bray

Irlande - Glendalough, la vallée des deux lacs

Irlande - L'Irish Coffee

Irlande - Excursion aux promontoires de Howth

Irlande - La harpe celtique

Irlande - Excursion à Kilkenny

Irlande - Vive la paix!

Irlande - Visite guidée de Dublin (2)

Irlande - l'Eire, jeune comme toujours, riche comme jamais

Irlande - Le pub, une institution irlandaise

Irlande - Randonée: Glendalough et la Glenealo Valley

Irlande - Belfast, comme un sentiment de malaise

Irlande - Une merveille de la nature: la chaussée des géants

Irlande - The Wild Rover

Irlande - 27 ans

Irlande - Les parcs de Dublin: Merrion Square

Irlande - Visite guidée de Dublin (3)

Irlande - Une journée à Galway

Irlande - Week-End dans l'Ouest: Le Burren National Park

Irlande - Week-End dans l'Ouest: Le Connemara

Irlande - Le combustible national

Irlande - Les parcs de Dublin: Phoenix Park

Irlande - Visite guidée de Dublin (4)

Irlande - Excursion à la Powerscout waterfall

Irlande - Marcello's leaving party

Irlande - Mission DCU et système éducatif irlandais

Irlande - Retour dans le Connemara

Irlande - Inishmore (ìles d'Aran)

Irlande - Inishmore (ìles d'Aran) (2)

Irlande - Dingle

Irlande - Le ring of Kerry

Irlande - La Guiness, symbole national

Irlande - Christmas Day

Irlande - Bobby Sands

Irlande - Happy New Year !

Irlande - Michael Collins

Irlande - Les courses de lévriers

Irlande - Une journée à Dalkey

Irlande - Cuisine et Take away irlandais

Irlande - Les parcs de Dublin: Les National Botanic Gardens

Irlande - Merci/Thanks/Gracias/Grazie

Irlande - Dublin, il y a 23 ans

Irlande - Proposition de voyage

 

Vacances en Espagne 2007

Espagne- Madrid (3 jours)

Espagne- Grenade (4 jours) - le Sacromonte

Espagne- Grenade (4 jours) - l'Albacín

 

Vacances au Suriname 2009

Suriname - Week-end à Paramaribo

Suriname - Paramaribo : mobilités multiculturelles

 

Divers

Grèce/Macédoine centrale - Une journée à Thessalonique

Irlande/Guyane - 5 ans plus tard, qu'en est-il ?

Suisse/France/Irlande/Guyane - Scènes de racisme ordinaire

15 avril 2012

Une souris et... Mme expat., en pleine révolution

Un clic de souris permet d'échanger avec des personnes du monde entier. Un clic de souris permet aussi de rechercher une colocation. Et c'est d'un clic de souris que je trouvais, il y a 3 ans et demi, la colocataire avec qui j'allais partager 8 mois de Guyane et d'échanges divers et variés. Il faut dire que Mme expat, entrée dans sa cinquième décénnie, fait partie de ces personnes expatriées par choix, passionnées avant tout par la fine découverte de contrées lointaines. Avec de la patience, beaucoup de travail, et une tranquille détermination, c'est les Canada, France francilienne, République dominicaine, Cap Vert et Guyane qui lui ont permis de développer des compétences dans le champ de l'Education Nationale, de la francophonie, de la formation d'enseignants, pendant plus de 20 ans. Alors bien sur, les périodes les plus exigentes, et ses plus riches expatriations, se sont déroulées après 40 ans, mais c'est bien dès 20 ans qu'elle partait au Canada et dans sa trentaine que se préparait la suite. 30 ans, l'âge ou la plupart des choses restent encore possible, à condition de s'en donner les moyens. Et dire que Marine Le Pen arrive comme choix de vote chez toute une partie de la jeunesse française. Quelle tristesse, alors que l'Europe et la nationalité française offrent tellement de possibilité à ceux qui veulent les saisir. Comme si les diasporas de France étaient la cause de la situation économique mondiale, alors qu'elles sont les premières à la subir. Bien sur, certains radicaux doivent être surveillés de prêt, mais les amalgames sont tellement faciles, et malheureusement facilitées par une partie de la classe politique actuelle. Cela met en évidence que la période est importante pour s'investir et/ou utiliser les outils des politiques jeunesse de France. Les Services Civiques, volontariats associatifs divers, programmes de mobilité. sont malheureusement mal connus malgré leur utilité évidente, malgré cette chance d'y avoir accès pour toute la jeunesse, indépendamment d'un niveau d'études requis, particulièrement en cette période de crise économique.

Mais revenons à Mme expat. Car après 6 ans de Guyane, son envie de relancer la machine l'ont poussé a postuler dans des écoles françaises... Et c'est pour le poste de directrice d'une école dans une petite ville du Nord Tunisien que son profil est retenu. C'est un chouette échange que de faire découvrir la ruralité française à des expatriées tunisiennes. Réciproquement, se lier d'amitié avec des tunisien(nes), qui plus est dans un pays en plein changement, offre une vision du pays d'accueil particulièrement intéressante et fine. Mme expat nous avait envoyé un email. Suite à ma proposition de le valoriser sur ce site, le voici. Un témoignage français du printemps tunisien, avant la Lybie, avant la Syrie, avant les élections qui s'en suivirent.

Date: Mon, 17 Jan 2011 22:36:58 +0100
Subject: news

Bonsoir de Hammamet, ce soir de nouveau gouvernement d’union nationale,

Oui, une page se tourne. Et c'est un soulagement extrême et un espoir immense chez les Tunisiens. Enfin, ils peuvent parler, s’exprimer, après tant d’années à baisser la tête dans la crainte. Mon amie tunisienne de 67 ans « ne pensait jamais vivre ce jour de son vivant et est très fière d’être à la une du monde entier pour une aussi belle révolution ». (je suis chez elle ce soir et je lui ai demandé de vous dire un mot); savez-vous qu’on l’appelle « la révolution du jasmin ». Elle me parlait le 11 janvier du régime en place et le faisait tout bas, de peur que nos téléphones portables enregistrent notre conversation et l’envoient en tôle. 3 jours après, elle hurlait sa joie au milieu de ses larmes et me racontait sa Tunisie politique. Le 12 et le 13,  le ras-le-bol s’exprimait dans la répression féroce des policiers et  le 14, Ben Ali, le dictateur, dégageait. Aujourd’hui, on apprend que Leila, sa femme, a foutu le camp en emportant 1 tonne et demie d’or de la banque centrale.

L'école est fermée (mais j'y passe chaque matin ; maintenant  tout est calme) depuis mercredi. Nous avons eu 2 jours de vraies manifestations très dures, très violentes: les tirs de l’après-midi se sont poursuivis tard dans la nuit , accompagnés d’odeurs de gaz lacrymos, de pneus brûlés, de clameurs, de hurlements. Les matins, le calme revenait, l’après-midi et les soirs, la mitraille reprenait... De nbrx batiments st détruits à Nabeul : poste, agences bancaires, tunisair, carrefour, monoprix...pillés, incendiés. autant d'entreprises où la famille de Madame avait des parts.

Le matin, la vie reprend, on peut acheter le pain après une longue queue; j'ai même trouvé de beaux poissons; vers 13 h, les cafés rentrent les tasses ds des cartons et les emportent ailleurs, on rentre les chaises, les tables, les magasins ferment le rideau en attendant l'orage...Depuis plusieurs jours on a le couvre-feu;  maintenant,  on traque les pilleurs du gouvernement, et nous nous organisons en comités de quartiers. Les gardes ont de pauvres bâtons, des tuyaux mais la solidarité est grande.

A Nabeul, Hammamet, la situation n’est pas angoissante comme elle l’est à La Marsa où hier encore, les tirs ont retenti toute la nuit. Certains profs du Lycée français de La Marsa semblent même très choqués: on envisage presque une cellule psychologique pour certains. Il est sûr que certains ont dû assister à des scènes très dures. On a été plus épargnés ici.

Je n’ai plus passé les nuits seules après les grosses manifs, soit chez des amis, soit une amie est venue à la maison. Les infos sont très bien relayées par le proviseur du lycée et l’IEN. Mes collègues dirlos s’envoient aussi des messages réguliers.

Nos écoles sont fermées jusqu’à nouvel ordre, qui va, je pense, être très proche. Bcp de familles françaises de nos écoles sont parties; certaines vont revenir très vite; d’autres attendent que la situation soit définitivement calmée et ont inscrit leurs enfants aujourd'hui dans des écoles en France. D’autres ne reviendront plus. Certaines autres, tunisiennes celles-là, proches de l’ancien régime ont-elles aussi quitté le navire et ne reviendront plus non plus, mais pour d’autres raisons. Mes élèves s’ennuient et me demandent du boulot. Hier, j’ai passé l’après-midi avec 2 d’entre eux dans un hôtel, pour changer d’air (surtout pour eux).Ds les jardins vides et silencieux, il faisait plus de 30 °C au soleil...et la piscine en bord de mer contrastait avec la situation.

Bcp d’espoir, bcp de fierté même si mâtinées d’incertitudes chez les Tunisiens. Ils méritent leur victoire. On attend maintenant des élections qui seront tout à fait nouvelles pour les électeurs qui ne seront pas obligés de prendre le bulletin obligatoire que des hommes armés leur tendaient. La période à venir risque d’être troublée mais sans armes.

Voilà. Merci à tous d’avoir pris de mes nouvelles. Je suis contente d’avoir vécu cette révolution sur place avec mes amis tunisiens. Biz

17 août 2007

Irlande/Leinster - The Wild Rover

Comme vous pouvez le voir, j'ai récemment intitulé ce blog le blog du "wild rover", qui se traduit par "vagabond sauvage". En fait, "The Wild Rover" est une ballade populaire irlandaise, que j'ai entendu de nombreuses fois dans les pub irlandais, aux paroles sympa. Et puis cette chanson me rappelle certains grands moments, comme mon premier concert irlandais, dans un pub, ou la moitié des personnes tapaient des mains et chantaient en cœur. Guitariste, je commence tout doucement à tenter d'apprendre certaines chansons. Et avec l'accent s'il vous plait ! Quand à ce morceau, les paroles sont les suivantes, et vous pouvez l'écouter en cliquant sur ce lien.

J'ai été un vagabond sauvage pendant longtemps
Et je dépensais tout mon argent en whisky et en bière
Mais maintenant je reviens avec beaucoup d'or
Et je ne jouerai plus le vagabond sauvage

(Refrain)
Non jamais, plus jamais
Non plus jamais
Je ne jouerais au vagabond sauvage
Non jamais, plus jamais

Je suis allé dans une taverne que j'avais l'habitude de fréquenter
Et j'ai dit à la patronne que mon argent était dépensé
Je lui ai demandé de me faire crédit, elle m'a répondu : "jamais !
Des clients comme vous je peux en avoir tous les jours"

(Refrain)

J'ai pris de ma poche 10 souverains brillants
Et les yeux de la patronne se sont ouverts avec grand plaisir
Elle m'a dit "j'ai du whisky et des vins de qualité
Et les mots que j'ai dit n'étaient que des plaisanteries"

(Refrain)

 

Je rentrerai chez mes parents pour confesser ce que j'ai fait
Et je leur demanderai de pardonner leur enfant prodigue
Et quand ils m'auront embrassé comme avant

Je promettrai de ne plus jouer le vagabond sauvage

(Refrain)*2

 

8 mars 2007

Irlande - Présentation de mon séjour en Irlande

15/03/2008. C'est des la fin de mes études que la tentation de partir un peu plus à l'étranger (j'ai grandit en France et étudié en Suisse, mais dans une région proche de la Haute-Savoie), alliée à la nécessité de hausser mon niveau d'anglais, s'est fait sentir. Face à toutes les nouveautés que cela allait engendrer, ainsi que grâce aux facilités de séjour obtenues au sein de l'UE, mon choix s'est orienté rapidement vers deux pays: Irlande et Écosse, puis après quelques réflexions, vers deux villes: Dublin ou Edimbourg. J'avais rapidement éliminé Londres, trop grande et trop chère. De toute façon, je n'étais pas du tout attiré par l'Angleterre. Quand à Malte où aux pays scandinaves, j'avoue ne pas m'être posé la question...Ensuite, je voulais cependant être dans une ville assez grande, de manière à ne pas m'y ennuyer rapidement et peut être pour avoir la possibilité de rencontrer plus de personnes, même si je ne suis pas sur que cet argument ait un sens...C'est pourquoi j'ai rapidement éliminé des villes comme Galway. Enfin, plusieurs raisons m'ont poussé à choisir Dublin: tout d'abord, j'y étais allé en séjour en famille d'accueil dix ans auparavant, d'où mon intérêt pour voir la ville et mes quelques souvenirs un peu plus tard. Ensuite, la vue de quelques reportages et articles sur la très bonne santé économique de l'île m'avaient aussi intéressé. Enfin, quelques détails pratiques, tels que la devise monétaire (l'Euro et non la Livre Sterling) ont également eu un impact sur mon choix. Et puis, l'Irlande n'est elle pas connue pour la splendeur de ses paysages ? Mon choix était donc fait, en février 2007: Je pars à Dublin, pour une durée de quelques mois, aux alentours de mi-avril 07.

Je suis arrivé à l'aéroport de Dublin le 15 avril 07 sous un temps légèrement nuageux. Bien sur, les préparatifs n'étaient pas négligeables, même si encore une fois, avec l'UE, il est très facile de partir. Je  passai mes 8 premières semaines de séjour dans une famille d'accueil, qui m'a très bien accueillie. J'avais sincèrement envie de vivre cela - vivre chez des gens à l'étranger - et cette solution me paraissait idéale pour la durée de mes cours d'anglais, le temps de trouver un emploi et une collocation. Ma famille était très ouverte, généreuse et agréable à vivre. Mes cours débutèrent le 16/04, sous un beau soleil, dans une école proche du centre ville, que je qualifierai après coup de trop chère pour ce qu'elle m'a apporté. Cependant, lorsque l'on part à l'étranger sans connaitre personne, prendre quelques semaines de cours peut d'avérer vraiment utile: effectivement, on rencontre facilement de nombreuses personnes. Ces cours se déroulèrent le matin, et je me mis à utiliser mes après-midi pour la recherche d'emploi, rapidement...

C'est après 8 semaines, l'envoi d'environ 30 CV dans des bureaux d'études et le dépôt de 60 CV dans des shops, pubs et autres, que je trouvai un poste d'assistant de recherche en biotechnologie à la Dublin City University, une des meilleures universités d'Irlande. Je dois cependant préciser que le directeur du labo avait travaillé pendant 15 ans dans mon école suisse, et que sans ce contact, je n'aurais probablement pas trouvé de travail lié à mes études.  Ce poste dura 4 mois ( 01 juillet - 31 octobre), et me permit de rencontrer mes "premiers" irlandais, hors de ma famille d'accueil ou de l'école d'anglais. Cette période coïncida avec une collocation dans le quartier de Phibsboro, à travers l'organisme Celtic Halls, société de services qui trouve un appartement à son client et offre différentes facilités, en échange d'un loyer augmenté et cher pour la qualité de l'appart...). Je fis donc la découverte de nombreux colloc provenant de France, Italie ou Espagne, de moyenne d'age 25 ans, et tous ici pour des stages ou du travail, et souvent pour une durée de quelques mois max. En octobre, je décidai de ne pas prolonger mon contrat de travail, et partais un peu à la va-vite en Espagne (voir catégorie: Voyage en Espagne 2007). N'étant pas encore satisfait de mon niveau d'anglais, je changeai rapidement d'avis et retournai à Dublin le 01/12/07, pour une durée indéterminée.

Ce ne fut pas une erreur, bien au contraire. retrouvant mes anciens colloc, j'ai aussi continué à développer mon réseau de copains dublinois, avec des rencontres de personnes qui m'ont réellement apporté. J'ai, entre mi-décembre et mi-février, travaillé à temps partiel dans un magasin de DVD, internet et bronzage, tout en vivant sur mes économies, en reprenant des cours du soir en anglais et en travaillant dur la langue de Shakespeare. Ce travail, non lié à mes études en ingénierie de l'environnement, avait cependant l'intérêt de me faire énormément parler anglais et de gérer des centaines de clients par jour, ce qui n'est pas inutile pour la vie de tous les jours. En Mars, mes recherches d'emploi en bureaux d'études environnement n'ayant rien donné, et étant satisfait de mon niveau d'anglais (validé par un premier examen de Cambridge), je décidai, cette fois ci de manière réfléchie et non pas trop rapide, de quitter Dublin et cette Irlande qui m'aura tant apporté, à tous les niveaux. J'aime ce peuple irlandais, j'aime les paysages splendides de cette île, et j'aime les rencontres que j'ai faite durant dix mois plus riches et épanouissant que 7 ans d'études...

Je vous emmène maintenant dans mon carnet de voyage...Je vous remercie pour l'intérêt que vous portez à mon blog et vous souhaite une agréable lecture! 

 

8 juillet 2007

Irlande - L'Eire, jeune comme toujours, riche comme jamais

Voilà des extraits d'un article que j'ai lu sur internet, et qui relate exactement les impressions que je ressens depuis que je suis à Dublin. "La pluie, le vent et l'heure tardive n' y changent rien". Même en pleine semaine, vers minuit, les rues du centre de Dublin débordent de monde. Plus précisément, elles grouillent de jeunes. Il faut zigzaguer sur les trottoirs pour contourner les groupes des fêtards agglutinés devant l'entrée des pubs, des restaurants et des cinémas. Dublin n'a plus rien de la belle endormie naguere chantée par ses poètes mélancoliques. Parce que la ville vit 24 heures sur 24, certes, mais surtout parce qu'à la langueur a succédé une euphorie juvénile sans précédent. Après quinze années d'un boom économique qui n'a pratiquement pas d'équivalent, même en Asie, l'Irlande vit en effet une période triplement historique: jamais elle n'a été aussi jeune, aussi riche et aussi fière. Fière, parce que, pour la première fois, les enfants du boom, ces moins de 25 ans qui représentent 37.5% de la population et font de l'Ile d'émeraude le plus jeune pays d'Europe, ne sont pas obligés de s'exiler pour se bâtir un avenir prospère. Qui aurait pu croire, à la fin des années 80, que le pays connaîtrait une telle métamorphose? En l'espace d'une décennie, le tigre celtique a terrassé tous ses démons: le chômage de masse, un endettement chronique et, surtout, la désastreuse émigration de ses jeunes talents. Inutile de scruter l'histoire, de remonter à la grande famine du milieu du XIXe siècle, pour en trouver les traces. La dernière grande vague de fuite des cerveaux remonte à seulement...1989. Cette année-là, un Irlandais sur cent a quitté le pays. Imaginez, en France, l'impact qu'aurait le départ de près de 600000 jeunes en une seule année... Au-delà des chiffres, le pays transpirait la morosité. «Nous avions un immense sentiment d'échec depuis notre indépendance, en 1922. C'était cela, notre héritage collectif», insiste Padraic White, l'un des pères des réformes économiques qui sont à l'origine du miracle. Confortablement installé au coin de la cheminée d'un hôtel cossu de Dublin, il peut aujourd'hui en sourire. «Mais à l'époque, dit-il, nous avions l'impression d'être condamnés à ressasser sans fin nos problèmes». C'était hier, et c'est pourtant presque de la préhistoire pour les jeunes Irlandais déjà habitués à leur nouvelle opulence, au point qu'ils ne s'étonnent même plus de collectionner les premières places dans les palmarès économiques européens. Qu'on en juge: l'Irlande est le pays européen où le chômage est le plus bas (4,3 % de la population active) et la natalité, la plus forte. C'est aussi le deuxième pays le plus riche de l'Union européenne, derrière le Luxembourg, avec un produit intérieur brut par habitant de 38 600 euros - presque trois fois plus qu'il y a dix ans! Du coup, un Irlandais gagne en moyenne cinq mois de salaire de plus par an qu'un Français...«Je ne connais pas d'autre pays européen qui ait réalisé ce que l'Irlande a fait ces dix dernières années », insiste Edward Melaniphy, le jeune vice-président de 35 ans de Citigroup, première banque étrangère dans le pays. Désormais, l'île attire comme un aimant la jeunesse du monde entier. Fermez les yeux et ouvrez grand vos oreilles et vous entendez une cacophonie de langues dans les rues de Dublin. On y croise des Français, des Espagnols, des Chinois... Et des Polonais, beaucoup de Polonais. Ces derniers sont arrivés en masse (120 000) dans le pays depuis l'élargissement de l'Union européenne à dix nouveaux membres, anciens pays socialistes pour la plupart, en mai 2004. Rien d'étonnant à cela: l'Irlande est l'un des trois pays (avec le Royaume-Uni et la Suède) qui n'ont pas imposé de restrictions à la libre circulation de la main-d'oeuvre en provenance des pays d'Europe centrale. Ce renfort est un changement spectaculaire. Psychologique, d'abord, car l'Irlande apprend maintenant à être un pays d'immigration, pour la première fois de son histoire. Démographique, ensuite : grâce à cet apport, la population irlandaise vient de franchir la barre symbolique des 4 millions d'habitants.« Jusque dans les années 80, les personnes les plus exotiques que l'on pouvait rencontrer à Dublin venaient des comtés de Kerry ou de Donegal », plaisante l'historien Diarmaid Ferriter. Aujourd'hui, en slalomant entre les poussettes qui envahissent Grafton Street, l'une des artères commerçantes de la capitale, on croise des musiciens andins jouant de la flûte de pan, une danseuse de flamenco, un acrobate chinois et, tout de même, une petite blonde avec une harpe celtique. La lune de miel avec les étrangers bat encore son plein, tant les Irlandais sont fiers de leur nouveau statut de pays courtisé. A en juger par la fréquence avec laquelle l'expression boyfriend revient dans la conversation de ces deux jeunes Philippines gloussant sur la banquette d'un bus, l'intégration ne pose pas de problème pour l'instant..."

Quelles sont les clés de la prospérité irlandaise? Une approche tres liberale conjuguant une grande flexibilité et une faible fiscalité avec un impot sur les sociétés limite depuis 2003 a 12.5%. Un système éducatif tres performant, l'Irlande ayant massivement investi ses subventions européennes dans la formation. L'attraction de secteurs de pointes des leur emergence : pharmacie dans les annees 70 (Pfizer), puis l'informatique dans les annees 80 (Intel) et enfin les nouvelles technologies de l'information (Ebay) depuis les annees 90. Actuellement, les biotechnologies.

14 juin 2007

Irlande/Leinster - Vive la paix !

Ce n'est pas vraiment un poème, ni une chanson, c'est simplement un texte que j'ai écrit comme il est venu dans mon esprit. Pour l'Irlande, ses souffrances et ses habitants.

Sur les chemins menant à Dublin,

J'ai rencontré de nouveaux humains

Dans ce petit bout de monde,

Attirant beaucoup de monde

 

Avant de partir, le cœur en l air,

Dans cette ville, siroter une bière,

et parler des langues étrangères,

J’écris un petit message sans air,

 

Mais seul un refrain, le petit matin,

En se levant au gré du vent,

Montre que cette ville gaélique

A un coté très poétique

 

A toi petit enfants irlandais,

Je te transmets un message de paix,

Après la guerre sous le régime anglais

Ou durant des siècles ils te martyrisaient

 

Car aujourd'hui, ton pays est fort

Il n’est plus seulement un tigre qui dort

Et tout montre que l avenir lui appartient,

L’Angleterre ne lui menottant plus les mains

 

Irlande, ca y est, me revoilà,

Je ne veux pas profiter de toi,

Mais seulement découvrir ta foi,

Pour la paix, le respect, et la joie.

20 octobre 2018

Une souris et...ce blog : 10 ans, un petit bilan !

Alors que ce blog est entré dans sa onzième année de vie, et si on faisait un petit bilan ?

Dublin, 2007-2008 : départ en Irlande, découverte de la photo, et du blogging. Des messages postés vite faite bien fait, depuis un café internet, dans une année post-étude et post-bassin lémanique, permet de davantage s'ouvrire à l'Europe. Une autre époque. Le contenu n'est pas trop réfléchi, et propose quelques éléments descriptifs de l'ordre de la vie privée : rencontres internationales, découverte de l'île, premières expériences professionnelles post-études. Cayenne, 2008-2009 : là-aussi, une autre époque. Le blog commence à se structurer, à avoir un contenu davantage technique, plus poussé. L'expérience guyanaise est forte, car faîte de nombreuses nouveautés : continent, emploi, climat, nature...ces expériences de mobilité internationale donnent de belles envies pour se lancer dans un engagement associatif dans le monde du volontariat, relaté par quelques articles ici où là, toujours dans une logique de loisir et de doucettes réflexions : ce blog n'est pas un blog professionnel.

Après 10 ans, le lectorat se veut réduit. 150 000 visiteurs environ, avec un nombre de pages par personne proche de 2. Peu de commentaires, en dehors de ceux des copains. Et puis du côté du rédacteur, les envies changent aussi : moins de plaisir à photographier. Des idées d'article, mais avec moins d'inspiration pour les rédiger. Envie de découvrir de nouvelles activités de loisir. Et puis, tout aussi important, envie de repasser en mode plus discret et intime. Parler de ses expériences fait partie de la vie, représente une envie voire un besoin à certains moments de la vie. Et parfois, c'est l'inverse. Au jour d'aujourd'hui, c'est le cas...plus d'envie de parler de soi, plus envie de photographier, et un manque de plaisir à prendre du temps pour alimenter le blog...alors, que faire ? Le fermer ? Faire une pause significative avant de retrouver de la motivation ?

Petit à petit germe toutefois une idée: et si ce blog personnel continuait pour parler uniquement d'autrui ? Pour revenir à un contenu plus simple, moins théorique, tâchant d'affirmer une seule chose : "le monde sera celui qu'on s'imagine". Les journaux et leur site web proposent toujours le même contenu, car c'est leur objectif vital. Tout ce contenu n'est que lié à la politique, l'économie, les catastrophes, les guerres etc. Et si on essayait d'avoir un regard plus simple, celui de toutes ces personnes dont on ne parle jamais mais dont la tranche de vie mérite aussi une attention. Cultivons un monde, sur la base de ces rencontres, dans lequel :

  • on parlera peu de soi, mais beaucoup des autres;
  • chaque situation présentée sera considérée avec la même valeur;
  • on ne parlera (presque) que de choses positives;
  • on parlera un peu de politique, un peu plus de politiques publiques, mais surtout beaucoup d'êtres humains.

Je ne trouverai peut-être pas l'inspiration à continuer ce blog...mais je vous invite à venir y jeter un coup d'oeil une fois de temps en temps.

5 octobre 2007

Irlande/Leinster - Le combustible national

Il s'agit bien sur de la tourbe séchée, appelée turf. Je ne sais pas quelles sont les sources d'énergies principales de ce pays, je ne connais pas le pouvoir calorifique de la tourbe, mais quoi qu'il en soit, on en voit dans les magasins:

irlande

9 mai 2018

Petite pause

Petite pause dans ce blog...plus d'inspiration...reprise dans quelques mois.

11 août 2016

Commentaires

Salut les quelques lecteurs réguliers !

N'hésitez pas à laisser un petit commentaire ponctuellement si vous avez qqchose à rajouter, ça me motivera un peu plus à rédiger de nouveaux articles ha ha :) A bientôt Emmanuel

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Une Souris et des Hommes
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